Actualité
Drame à Mbuji-Mayi : un jeune homme retrouvé pendu à son domicile
Un drame a frappé la commune de Bipemba, dans la nuit du dimanche 30 au lundi 31 mars. Mabika Kabasela, un jeune homme d’une vingtaine d’années, a été retrouvé pendu à son domicile, situé sur l’avenue Malu-Malu, dans le quartier Odia David.
Les raisons exactes de son geste restent inconnues. Selon des sources locales, aucun signe précurseur de détresse n’avait été signalé dans les jours précédant son décès, ce qui plonge sa famille et son entourage dans l’incompréhension et la consternation.
Les autorités locales ont pris les dispositions nécessaires pour que le corps du défunt soit descendu et remis à sa famille en vue des obsèques.
Ce drame relance la question de la prévention du suicide dans la province du Kasaï-Oriental. En 2022, un cas similaire avait ému la population lorsqu’une adolescente de 17 ans s’était donnée la mort après une interdiction parentale concernant sa relation amoureuse.
Les spécialistes de la santé mentale recommandent d’accorder une attention particulière aux signes de souffrance psychologique et de favoriser le dialogue afin de prévenir de telles tragédies.
Félix Ilunga
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
