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Dossier « Zaïrianisation » : Matata sur les traces de Vital Kamerhe
Le sénateur Augustin Matata Ponyo, après avoir été longuement auditionné au Parquet Général près la Cour constitutionnelle, le lundi 12 juillet d’abord et le mardi 13 juillet ensuite, a finalement été mis sous mandat d’arrêt provisoire. Compte tenu de son statut d’ancien Premier ministre au moment des faits, ses avocats étaient en train de négocier sa mise en résidence surveillée, chez lui, en attendant des poursuites judiciaires qui vont vraisemblablement être lancées contre lui. Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, il se trouvait encore dans les locaux du Parquet Général près la Cour Constitutionnelle. Une chose est certaine : le mandat d’ârrêt provisoire le place sous le régime de la détention préventive, privative de liberté.
A en croire des praticiens du droit, ce privilège de « résidence surveillée » surveillée est également reconnu au Président de la République, en fonction comme honoraire.
S’agissant du cas de Matata, rappelons qu’il se trouve entre les mains de la justice comme le commun des citoyens après que le Bureau du Sénat l’a dépouillé de ses immunités. Nombre d’observateurs voient en lui un futur pensionnaire de la Prison Centrale de Makala, à l’image de Vital Kamerhe, ancien Directeur de cabinet du Chef de l’Etat. L’infraction de détournement des fonds destinés à l’indemnisation des victimes de la « Zaïrianisation » pourrait, s’il n’y prend garde, donner lieu à un procès public de première catégorie, susceptible de mettre en l’haleine l’ensemble de la communauté nationale.
A l’allure où l’étau commence à se refermer sur Matata Ponyo, une lourde condamnation à sa charge n’est pas à écarter. Il risque, à l’instar de Vital Kamerhe, de continuer à crier son innocence dans un désert, sans en apporter les preuves. Cela parait d’autant prévisible que déjà au stade de son audition au niveau du Bureau du Sénat, il a prétendu n’avoir pas pu accéder aux éléments du dossier à même de lui permettre d’assurer sa défense.
Quant à ses avocats, comme ceux de l’ancien Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, ils ne cessent de crier, eux aussi, à un procès politique, dans un dossier pénal où il ne suffit pas de faire du bruit dans les médias pour convaincre les juges de son innocence.
Le Phare
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
