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Dossier « Zaïrianisation » : Matata sur les traces de Vital Kamerhe
Le sénateur Augustin Matata Ponyo, après avoir été longuement auditionné au Parquet Général près la Cour constitutionnelle, le lundi 12 juillet d’abord et le mardi 13 juillet ensuite, a finalement été mis sous mandat d’arrêt provisoire. Compte tenu de son statut d’ancien Premier ministre au moment des faits, ses avocats étaient en train de négocier sa mise en résidence surveillée, chez lui, en attendant des poursuites judiciaires qui vont vraisemblablement être lancées contre lui. Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, il se trouvait encore dans les locaux du Parquet Général près la Cour Constitutionnelle. Une chose est certaine : le mandat d’ârrêt provisoire le place sous le régime de la détention préventive, privative de liberté.
A en croire des praticiens du droit, ce privilège de « résidence surveillée » surveillée est également reconnu au Président de la République, en fonction comme honoraire.
S’agissant du cas de Matata, rappelons qu’il se trouve entre les mains de la justice comme le commun des citoyens après que le Bureau du Sénat l’a dépouillé de ses immunités. Nombre d’observateurs voient en lui un futur pensionnaire de la Prison Centrale de Makala, à l’image de Vital Kamerhe, ancien Directeur de cabinet du Chef de l’Etat. L’infraction de détournement des fonds destinés à l’indemnisation des victimes de la « Zaïrianisation » pourrait, s’il n’y prend garde, donner lieu à un procès public de première catégorie, susceptible de mettre en l’haleine l’ensemble de la communauté nationale.
A l’allure où l’étau commence à se refermer sur Matata Ponyo, une lourde condamnation à sa charge n’est pas à écarter. Il risque, à l’instar de Vital Kamerhe, de continuer à crier son innocence dans un désert, sans en apporter les preuves. Cela parait d’autant prévisible que déjà au stade de son audition au niveau du Bureau du Sénat, il a prétendu n’avoir pas pu accéder aux éléments du dossier à même de lui permettre d’assurer sa défense.
Quant à ses avocats, comme ceux de l’ancien Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, ils ne cessent de crier, eux aussi, à un procès politique, dans un dossier pénal où il ne suffit pas de faire du bruit dans les médias pour convaincre les juges de son innocence.
Le Phare
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Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées
L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.
S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.
« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces
Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.
L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.
Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.
Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.
Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.
Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.
« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »
À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
