À la Une
Dossier « Raoul Elenge/DGRK »: » Il n’y a eu ni révocation ni suspension, mais démission du DG ! « (Avocat)
Dans une interview accordée aux professionnels des médias, l’avocat-conseil de Raoul Elenge, numéro 1 de la Direction générale des recettes de Kinshasa(DGRK), a tenu à éclairer l’opinion sur les contours de cette affaire qui fait couler encre et salive.
Pour Henry Itoka, il n’y a pas eu suspension ni révocation de Raoul Elenge, mais plutôt sa démission qui a conduit le gouverneur de la province à nommer un autre directeur.
Henry Itoka explique que ce n’est pas à un DG d’une régie financière provinciale de répondre des coulages des recettes, mais il a répondu parce qu’il avait fait confiance à la représentation provinciale de la ville pour trouver des solutions idoines à la vie des agents et cadres de la DGRK qui étaient bloqués par le non nivellement des recettes réalisées de l’ordre de 4 milliards de FC.
Selon l’avocat-conseil de Elenge, l’organe délibérant de la province n’a pas la compétence de suspendre ou de révoquer le directeur d’une régie provinciale, mais au contraire, l’Assemblée vote une résolution dans laquelle est consignée une recommandation de révoquer ou de suspendre un gestionnaire d’une régie provinciale.
Pour rappel, Raoul Elenge a été à plusieurs reprises entendu à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, car les élus voulaient à tout prix l’entendre sur sa gestion de la DGRK.
Un bilan élogieux en 15 mois de gestion
Il convient de rappeler que le directeur général de la Direction générale des recettes de Kinshasa( DGRK), Raoul Elenge, avait démissionné depuis le 1er juin 2019 de la tête de cette institution provinciale.
Dans une lettre de démission adressée à l’actuel de la ville-province de Kinshasa, l’ancien directeur avait pris soin d’étaler ses réalisations de 15 mois passés à la tête de la DGRK.
Ainsi, l’opinion retient, entre autres, que Raoul Elenge a réussi à ramener les recettes de 59 milliards de francs congolais à 65 milliards de Fc et lancé une application web pour le suivi en temps réel des recettes de la DGRK.
Ayant hérité de 4 mois d’arriérés de salaire des agents, l’équipe Elenge a réussi, malgré la conjoncture volatille, à les apurés lors de la paie du mois de décembre 2018.
Durant ses quinze mois d’exercice, Elenge et son équipe ont tenu à payer sans faille les salaires des agents et collaborateurs.
Afin d’améliorer les conditions de travail des agents, deux bus ont été achetés pour leur mobilité, au moment où la prime de rentrée scolaire a été remise aux agents.
Notons aussi que Raoul Elenge a hérité d’un loyer mensuel de plus de 29 000 USD pour le siège, mais il l’a doté d’un immeuble sur 76 colonel Ebeya et un espace qui peut abriter un autre immeuble de 6 étages.
Pour finir, de mars 2018 à avril 2019, il y a eu un écart de nivellement 4.657.656.242 qui est un manque à gagner et qui a paralysé la gestion de la DGRK.
Avec un coeur apaisé et une conscience tranquille, il a vivement souhaité, par ailleurs, qu’un audit soit diligenté pour établir les responsabilités.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
