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DGRKAS : les recettes provinciales versées au compte MPSA du DG Mukanyimi !
De juin 2018 à avril 2019, les recettes du port d’Ilebo ont été versées dans le compte MPSA du directeur général de la Direction générale des recettes du Kasaï, François Mukanyimi.
Ces révélations accablantes ont été faites par le député provincial élu de Mueka, Calvin Minga, au cours de la plénière de ce mercredi 5 juin 2019 à l’Assemblée provinciale.
Invité par l’organe législatif provincial pour répondre à la question orale avec débat du député provincial Ferdinand Poshampa autour de de la gestion de la Dgrkas, le DG François Mukanyimi a
sollicité et obtenu du bureau de l’Assemblée de revenir répondre aux préoccupations des élus le lundi prochain.
Au cours de cette session, les députés ont, par ailleurs, révélé une gestion chaotique des recettes de la province. Ils ont cité, à titre exemplatif, la minoration des recettes comme mode de gestion. » Le Dg de la Dgrkas ne tient pas compte de la représentativité provinciale dans son service. Une seule tribu aurait le monopole de gestion… », a accusé le député Calvin Minga.
Notons qu’en marge de cette plénière, les structures de la Société civile ont exigé la mise en résidence surveillée du DG.
Une certaine opinion indique, cependant, que toute cette scène politique est une mascarade, car jadis le directeur provincial de l’Office des Routes s’en était sorti indemne malgré toutes les preuves de ses malversations.
Rappelons que Francois Mukanyimi a sollicité et obtenu du Bureau de l’Assemblée de venir répondre aux préoccupations des élus le lundi prochain. Mais, il s’est abstenu d’expliquer pourquoi les recettes provinciales sont perçues via son compte personnel MPSA, estimant que la réponse sera donnée le lundi prochain. Wait and see !
[tps_title]Laurent Lukengu/CONGOPROFOND.NET[/tps_title]
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
