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Dossier « Minembwe » : Ruberwa de nouveau ce mardi devant les députés nationaux

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Les députés nationaux sont conviés, sauf changement de dernière minute, à prendre part à la plénière de ce mardi 27 octobre 2020 au Palais du Peuple. D’après le rapporteur de la chambre basse du parlement, Célestin Musao Kalombo, un seul point est inscrit à l’ordre du jour, à savoir: les réponses du Ministre d’État, Ministre de la Décentralisation et Réforme Institutionnelle aux préoccupations soulevées par la représentation nationale sur l’installation du bourgmestre de Minembwe dans la province du Sud-Kivu.

Lors de la dernière plénière tenue le lundi 19 octobre 2020, cet originaire de Minembwe, Azarias Ruberwa, avait dans son intervention devant les élus du peuple rappelé que sa mission à Minembwe consistait à accompagner son collègue de la Défense, Aimé Ngoy Mukena, qui conduisait une mission sécuritaire dans cette partie de la province.

« J’étais donc porteur d’un ordre de mission officielle validé par le gouvernement », avait-il affirmé devant les élus du peuple. À lui de préciser :  » l’installation du bourgmestre de Minembwe a eu lieu en mon absence et que seul le gouverneur était présent », a-t-il déclaré, tout en citant quelques actes administratifs qui justifient l’existence juridique de cette entité.

Au sujet de l’ambassadeur des Etats-Unis qui aurait pris part à cette installation, Ruberwa précise que ce dernier est arrivé à Minembwe deux jours après la cérémonie.

Pour lui, la question liée à Minembwe s’agit bel et bien d’une matière qui relève du pouvoir provincial et non national.

S’agissant de la balkanisation de la RDC tant redoutée par le cas Minembwe, Azarias Ruberwa a dit qu’il s’agit d’une pure invention sans fondement et que la présence de hauts officiers et Ministres à Minembwe au moment de l’installation du Bourgmestre de Minembwe n’a été qu’une coïncidence.

Les plénières à l’Assemblée nationale ont été suspendues pour une courte durée. Bien avant, cette reprise, sur initiative de Jeanine Mabunda et Alexis Thambwe Mwamba, le Palais du peuple a été de nouveau désinfecté pour lutter contre la propagation du coronavirus suite au non respect des gestes barrières observées lors de la prestation de serment de trois nouveaux juges constitutionnels.

Cette interpellation a été initiée par le député national Muhindo Nzangi Butondo qui dénonce l’installation singulière des animateurs de Minembwe, dans la province du Sud-Kivu.

Conformément au règlement intérieur de la Chambre basse du Parlement, lorsque la plénière juge opportune une interpellation, le concerné répond dans 48 heures pour venir présenter ses moyens de défense. Si l’auteur (député national) de l’interpellation n’est pas convaincu des explications fournies, il peut transformer sa question orale en motion de défiance dans l’objectif de faire tomber la personne interpellée.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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