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DCMP : le comité Tshimanga a hérité d’une dette de près de 800.000 $ !
Contraint de démissionner pour plusieurs raisons, entre autres, des dettes au niveau de la FIFA, empêchant aujourd’hui le Daring Club Motema Pembe de recruter des nouveaux joueurs, Vidiye Tshimanga, devant la presse ce lundi 26 octobre, a revelé que lui et son comité ont hérité d’une panoplie de dettes évaluées à plus de 800.000 dollars américains.
« Nous sommes sous sanctions à cause d’impaiement d’un certain nombre des choses dont je n’étais même pas au courant quand je suis arrivé(…)
Il y a eu énormément de dysfonctionnement, de sabotage en interne… », s’explique-t-il.
Contrairement à ce qui se raconte sur son refus de payer ces dettes, Vidiye Tshimanga a dévoilé celles déjà payées. Il a profité de l’occasion pour demander à tout Imanien qui veut aider son club à s’impliquer dans l’acquittement de ces dettes.
« Sur 7 ou 8 sanctions, nous avons déjà réglé quatre, les autres sont en passe d’être réglées. J’y vais étape par étape, comme on dit : un seul doigt ne peut pas laver tout un visage. Je compte aussi sur la bonne volonté des Imaniens qui peuvent apporter quelque chose, de pouvoir venir nous soutenir. Si ce n’est pas le cas, même en tant qu’ administrateur, je continuerai à payer. S’il faut que je participe à la présence d’un nouveau président, je vais apporter toute mon énergie nécessaire pour que nous attenions les objectifs de mon projet de trois ans. Je le ferai, ces objectifs doivent être atteints avec ou sans moi » souligne-t-il.
Puis de poursuivre : « Nous avons eu des sanctions, parce ça été mal géré, parce qu’il y a des traîtres à l’intérieur du club, et nous les identifions déjà. Nous avons déjà reçu à régler un certain nombre de sanctions. Le cas du joueur Pembelo, avec 74.000 dollars, est réglé. Sangaré avec 94.000 dollars, son cas est réglé. Le cas du joueur brésilien, Renard, nous sommes en discussion avec lui et l’ambassade du Brésil pour essayer de trouver des arrangements. Au sujet des coaches italiens, le coach principal, c’est 285.000 euros, plus l’amende de la FIFA. Donc, nous courrons à plus de 300.000 euros, alors que ses deux assistants 80.000 dollars par coach. A côté de ça, il y avait des dettes d’hôtels,
des transports, des voyages faits sans payer les agences de voyage. c’est à ça que nous sommes confrontés. A côté de tout cela, vous devez vous battre pour garder l’équipe à un bon niveau, sans oublier les arriérés des salaires, des primes des signatures non payés, des coaches engagés pour DCMP, mais qui exercent pour une autre équipe, des clubs parallèles qui ne sont pas de DCMP mais logés à l’hôtel venus au nom du DCMP. Nous nous sommes tués, et nous avons dit, nous allons réparer une chose l’une après l’autre. Je vous cite les noms des gens que je n’ai jamais rencontrés, je les ai même pas vu prester, parce que à cette époque là j’étais concentré par la poursuite politique. Mais je reconnais également la bonne foi de ces joueurs qui sont patients « , a-t-il conclu
Notons que le mercato congolais va fermer ses portes ce 31 octobre. Et si la Fifa ne lève pas ses sanctions, le Daring ne pourra pas recruter des nouveaux joueurs. Il devra attendre au mois de janvier pour l’ouverture du mercato hivernal, mais à condition que ce club de Kinshasa paye ses dettes.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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L’audace du savoir – bâtir l’école de la renaissance journalistique : Professeure Espérance Bayedila nommée à la tête de l’UNISIC
Dans une décision saluée tant par le monde académique que par les professionnels des médias, la Professeure Espérance Bayedila accède au rectorat de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), l’ex-IFASIC anciennement ISTI. Cette nomination n’est pas simplement un changement de fonctionnaire.
C’est l’avènement d’une architecte intellectuelle à la tête d’une institution pivot pour l’avenir démocratique et culturel de la République Démocratique du Congo. Le parcours du Professeur Bayedila est intrinsèquement lié à celui de l’institution qu’elle dirige désormais. N’ayant cessé de gravir les échelons avec rigueur et passion, elle incarne l’excellence et la constance.
Docteure en Sciences de l’Information et de la Communication, son expertise est internationalement reconnue, forgée par des recherches pointues et un engagement pédagogique sans faille. Passer du statut d’étudiante à celui de rectrice est le symbole puissant d’une méritocratie accomplie, inspirante pour toute une génération d’apprenants, particulièrement les jeunes femmes congolaises.
À l’heure où les défis informationnels sont colossaux ( lutte contre la désinformation, révolution numérique, nécessité d’un journalisme éthique et rigoureux ), la mission de l’UNISIC est plus cruciale que jamais. La Professeure Bayedila incarne la réponse à ces défis. Son projet n’est pas de gestion, mais de transformation. Elle porte une vision claire : faire de l’UNISIC le laboratoire national et régional des métiers de la communication de demain.
Sous son impulsion, l’université est appelée à devenir bien plus qu’un centre de délivrance de diplômes. Elle se positionne comme un “think tank” actif, un espace où se conçoivent les modèles de communication du futur, adaptés aux réalités africaines. On y formera des journalistes intègres, des communicateurs stratégiques innovants, des experts en gouvernance des données et en intelligence numérique.
Ceux qui sont capables de porter la voix du Congo sur la scène mondiale avec professionnalisme et créativité. La nomination d’une femme à ce poste stratégique est un signal fort. Le Professeur Bayedila représente ce leadership féminin, à la fois ferme, inclusif et visionnaire, dont l’Afrique a tant besoin. Son approche est celle du dialogue, de la collégialité et de l’ouverture. Elle entend fédérer les énergies, valoriser le corps professoral.
Elle entend renforcer les partenariats avec les médias nationaux et les géants du numérique, et tisser des liens solides avec le réseau académique international. Avec la Professeure Espérance Bayedila aux commandes, l’UNISIC ne se contente pas de tourner une page ; elle en écrit une nouvelle, ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir. Son rectorat promet d’insuffler une dynamique inédite : la modernisation des curricula, le renforcement de la recherche-action au service de la société.
Et la promotion d’une éthique irréprochable dans l’usage de l’information. En cette ère de l’économie de la connaissance, une nation se bâtit aussi par la maîtrise de sa narration et de ses canaux de communication. En confiant les clés de son école de la communication à une intellectuelle de cette envergure, la RDC fait le pari stratégique de l’intelligence, de l’innovation et de l’intégrité.
Bienvenue, Madame la Rectrice Espérance Bayedila. Votre parcours est une fierté, votre vision est une promesse. Sous votre guidance, l’UNISIC est appelée à rayonner comme le phare indispensable qui éclairera la construction d’un espace médiatique congolais libre, responsable et puissant, au cœur d’une Afrique en mouvement. Bon mandat à vous !
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
