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Dossier 100 jours : la partie Jammal espère la correction des erreurs d’appréciation
À quelques heures de la reprise du procès en appel sur le dossier du Programme des 100 jours du Président de la République, l’avocat Jammal Taleb du prévenu Samih Jammal a, au cours de l’émission Face à Face sur Top Congo FM, déclaré que le premier procès de Samih Jammal n’a pas démontré que ce dernier ait été coupable de quoi que ce soi.
« Encore que le procès de première instance n’a pas démontré que Samih Jammal ait été coupable de quoi que ce soit », a-t-il laissé entendre. L’avocat français a rappelé que son client est poursuivi pour détournement de deniers publics, « une qualification qui ne le concerne pas, parce que Samih Jammal n’est pas agent public. Il n’est dépositaire des prérogatives de puissance publique, mais il n’est pas non plus chargé d’une mission de service à laquelle il est appelé à gérer des fonds publics ».
Selon lui, « il n’y a donc pas de raison de penser qu’il y a lieu de détournement des deniers publics, encore moins de non réalisation du travail pour lequel il a contracté avec l’État congolais ».
Il y a donc eu, selon cet avocat français, de graves erreurs d’appréciation lors du premier jugement. « Le jugement de première instance a été fait avec de graves erreurs d’appréciation, de forme et de fond », a soutenu l’avocat français sur Top Congo FM.
Raison pour laquelle Me Jammal Talep espère « que les juges d’appel, qui sont, généralement, des magistrats plus expérimentés, corrigent ces erreurs d’appréciation ».
Et il a émis ce souhait : « Nous attendons légitimement de la Justice congolaise, notamment du juge d’appel, qu’il rétablisse les faits, qu’il revienne à la situation telle qu’elle est et réhabilite Samih Jammal dans ses droits ».
Jammal Taleb a en fait plaidé pour la relaxation de Samih Jammal « afin qu’il puisse reprendre avec la construction des maisons préfabriquées, interrompue suite à son incarcération ».
Bénéficiaires de 2 contrats de construction de maisons préfabriquées, dont 1500 logements pour la première citée et 3000 pour la seconde, dans le cadre du programme d’urgence du président Tshisekedi, le libanais Samih Jammal a été, le 20 juin dernier, condamné à 20 ans des travaux forcés pour « détournement des deniers publics, corruption et blanchiment d’argent ».
Il a fait appel de sa condamnation. La troisième audience de ce procès en second degré, à la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe siégeant en chambre foraine à la prison de Makala, a lieu ce 21 août, après les audiences du 24 juillet et 07 août derniers.
Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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RDC : Le CCB et Standard Bank RDC s’allient pour financer l’industrie des batteries
Le Conseil Congolais de la Batterie (CCB) et Standard Bank RDC procéderont, ce jeudi 28 mai 2026 à Kinshasa, à la signature d’un Memorandum d’Entente destiné à accompagner la structuration de projets industriels dans la chaîne de valeur des batteries en République démocratique du Congo.
Cette cérémonie, prévue en présence du ministre de l’Industrie, témoigne de l’importance stratégique accordée par les autorités congolaises à l’industrialisation locale et à la transformation des minerais stratégiques du pays.
À travers ce partenariat, les deux institutions entendent unir leurs expertises afin d’identifier des projets crédibles, renforcer leur structuration et faciliter la mobilisation de financements nationaux et internationaux. L’objectif est de favoriser l’émergence d’un véritable tissu industriel autour de la batterie et de la transition énergétique.

Le CCB mise sur 6 axes stratégiques pour bâtir une industrie locale
Le plan stratégique du Conseil Congolais de la Batterie repose sur six piliers majeurs : la transformation locale, l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales, le cadre stratégique permanent, les matières premières, l’énergie, les infrastructures logistiques et les financements.
Dans cette dynamique, le CCB jouera un rôle central dans l’identification et la qualification des projets industriels, en coordination avec les acteurs publics, privés et institutionnels concernés. De son côté, Standard Bank Group apportera son expertise en structuration financière, en analyse de bancabilité et en mobilisation de capitaux, conformément aux exigences réglementaires et aux critères des investisseurs.
Cette collaboration vise ainsi à rapprocher le potentiel industriel de la RDC des standards exigés par les marchés financiers internationaux.
Une nouvelle étape pour la souveraineté industrielle congolaise
Présente en RDC depuis 1992, Standard Bank RDC mettra à profit son expertise technique, sa connaissance du marché congolais ainsi que le vaste réseau panafricain du groupe Standard Bank afin d’accompagner les ambitions industrielles du pays.
Pour le CCB, cette initiative représente une étape importante dans la construction d’un écosystème industriel national autour de la batterie, fondé sur la création de valeur locale, la structuration de projets solides et le développement de partenariats crédibles.
Structure placée sous la tutelle du ministère de l’Industrie, le Conseil Congolais de la Batterie a pour mission de promouvoir le développement d’une industrie locale intégrée autour des batteries, en appui à la transformation des ressources minérales stratégiques de la RDC et à son intégration dans les chaînes de valeur de la transition énergétique mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
