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Kamerhe : atteint de coronavirus, il sollicite une libération provisoire pour des soins appropriés
Pour la neuvième fois, les avocats de Vital Kamerhe ont introduit, ce vendredi 21 août 2020, une demande de mise en liberté provisoire en faveur de leur client détenu à la prison centrale de Makala depuis le 8 avril 2020.
« Sa santé ne cesse de se détériorer », dit l’un de ses avocats.
Plusieurs sources affirment que Vital Kamerhe serait atteint du Covid-19.
Une situation que connaît aussi ces co-prevenus: Samih Jammal et Muhima Ndoole qui, eux aussi, en souffrent.
Plusieurs sources affirment que pour la première fois, ce vendredi en chambre du conseil devant la cour d’appel de Gombe, le ministère public s’est montré « humaniste » quant à la santé de Vital Kamerhe, Samih Jammal et Muhima Jeannot.
Il a fait valoir le certificat attestant qu’ils sont malades.
Les avocats demandent toutefois aux juges de s’assumer en permettant aux prévenus de bénéficier des soins appropriés.
Quant au procès en appel lui-même, pour la troisième fois, la première audience est renvoyée. Cette fois à un mois, soit au 18 septembre prochain pour « irregularité persistante » de la saisine.
Toutefois, le verdict de la cour d’appel est attendu dans les 48 heures.
« la partie civile ne manifeste pas l’intérêt à régulariser la procédure », a dit l’un des avocats du libanais Jammal Samih après ce énième report.
Vital Kamerhe a été condamné à 20 ans des travaux forcés pour détournement des deniers publics dans le cadre du programme d’urgence du président de la République.
Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
