Santé
«Don de sang pour nos héros» : Campagne lancée ce vendredi au centre de transfusion sanguine de Butembo
Le Centre de Transfusion Sanguine (CTS) tableau technique de Butembo, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), a lancé ce vendredi 31 janvier 2025, la campagne de mobilisation de don de sang en faveur des victimes de la guerre et massacres. Cette campagne vise et mobilise tout congolais en bonne santé de donner son sang pour sauver des vies humaines victimes de la guerre au Sud de la province et des massacres, a fait savoir Dr Benda Masehi Trésor, médecin responsable du CTS-Butembo, au cours d’un point de presse qu’il a animé dans les enceintes de cette structure. C’est ainsi qu’il appelle tout le monde à donner de son sang.
« Vu le contexte de guerre dans la partie sud de la province, avec augmentation accrue de la demande en produits sanguins dans les hôpitaux de toute la province et l’impossibilité de mobiliser les donneurs dans plusieurs contrées, nous laissons un message de détresse aux autorités politico-administratives, ecclésiastiques, associatives, caritatives et à toutes les couches sociales ainsi que les partis politiques et mouvements de pression de la ville de Butembo et environs pour la mobilisation au don bénévole de sang pour sauver des vies de nos compatriotes« , a-t-il appelé.
Pour ce médecin, il y a peu, ceux qui avaient besoin d’être transfusés en sang étaient les enfants anémiques de moins de 5 ans, les femmes qui perdent le sang lors de l’accouchement et les accidentés sur la voix publique.Mais actuellement, à cette catégorie, il s’est déjà ajouté les blessés de guerre et les rescapés des massacres qui nécessite un traitement par la transfusion sanguine.D’où la nécessité de cette campagne de mobilisation de don de sang, a-t-il dit.
En 2024, le Centre de transfusion sanguine, tableau technique de Butembo a prévu prélever 12.480 poches de sang selon les besoins des hôpitaux mais il a réussi à mobiliser 8.132 poches soit 65%, a déploré Dr Benda Masehi Trésor avant d’ajouter que sur 10.107 poches demandées par les hôpitaux, le CTS-Butembo a été capable de fournir 8.584 poches soit un taux de satisfaction de 85%.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
