Santé
Appel national au don de sang : Denise Nyakeru Tshisekedi dans les starting-blocks pour sauver des vies
Face à la situation humanitaire alarmante dans l’Est de la République Démocratique du Congo, la Première Dame a posé, ce jeudi 30 janvier 2025, un geste fort de solidarité en donnant son sang aux blessés de guerre qui défendent l’integrité nationale. Un don symbolique mais surtout vital qui vise à encourager la population à se mobiliser pour venir en aide aux nombreuses victimes des conflits armés qui ont un besoin urgent de transfusion sanguine.
« C’est la moindre des choses que l’on peut faire pour soutenir ces heros, blessés de guerre. Ils sont dans le besoin. J’encourage tous ceux qui peuvent donner leur sang à se joindre à cet élan de solidarité pour soutenir nos frères et sœurs blessés de guerre « , a-t-elle indiqué.
Cette collecte de sang rentre dans le cadre de la campagne nationale de sensibilisation au don de sang initié par le Ministère de Santé publique, hygiène et prévoyance sociale. Au geste de la Première Dame s’ajoute celui de plusieurs compatriotes congolais à l’instar de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka et autres membres du gouvernement.
Pour renforcer cette action, la Fondation Denise NYAKERU TSHISEKEDI a mis à disposition son véhicule de transport de sang, habituellement destiné aux patients atteints de drépanocytose et autres maladies nécessitant des transfusions régulières.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
