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Diomi Ndongala ou l’autopsie d’un violeur. Des preuves accablantes !
Le mercredi 26 mars 2014, la Cour suprême condamne l’opposant Eugène Diomi Ndongala à dix ans de prison pour viol avec violence, exposition d’enfants à la pornographie, détention d’enfants et tentative de viol d’enfant.
Le politicien avait abusé de deux filles mineures dans une de ses résidences situées dans la commune de la Gombe.
C’est le père de deux victimes qui a decouvert le pot aux roses et qui a alerté les autorités après avoir été rossé au passage par les « gorilles » de ce politicien alors député national de son état.
Les représentants de son parti, Démocratie chrétienne( D.C.), et même plusieurs associations de droit de l’homme, avaient depuis le début de la procédure, dénoncé un procès politique et une détention arbitraire.
Au point que les témoignages des victimes n’ont jamais été pris en compte par l’opinion publique réclamant à cor et à cri la libération de Diomi Ndongala, une autre victime du régime dictatorial de Joseph Kabila.

Dans sa décision adoptée à l’unanimité par le Conseil directeur de l’Union Interparlementaire à sa 195ème session (Genève, 16 octobre 2014) sur le CAS N° DRC71 – EUGENE DIOMI NDONGALA, soulève plusieurs irrégularités dans le dit procès et prend fait et cause pour Diomi Ndongala.
Fin 2016, le Comité des droits de l’homme des Nations-Unies avait demandé la libération d’Eugène Diomi Ndongala, estimant que ses droits avaient été « bafoués » par la justice congolaise.
Le jeudi 21 mars 2019, le président de Démocratie Chrétienne bénéficie d’une libération conditionnelle décidée par le président Félix Tshisekedi.
À sa sortie, cet opposant radical, qui fut proche de feu Étienne Tshisekedi, avait même dit pardonner à ceux qui l’avaient mis derrière les barreaux.
Toutefois, l’arrêté ministériel ordonnant sa libération stipule par exemple, qu’il ne peut pas « se livrer à des déclarations et activités politiques de nature à troubler l’ordre public et le bon fonctionnement des institutions étatiques ».
Ses déplacements sont contrôlés, et il ne peut quitter le territoire sans l’autorisation préalable de la justice. Il lui est également interdit d’approcher une école pendant les heures de cours et il doit veiller à ne pas « causer du scandale par sa conduite ».
Ses mesures contraignantes n’ont pas été bien accompagnées par les autorités au point que ce dernier a violé plusieurs d’entre elles.
La dernière en date est le scandale de viol qui a eu lieu le vendredi 16 juillet 2021 qui a amené à son interpellation au camp Lufungula puis au parquet de Kinshasa/Gombe.
Des fausses pistes
Comme en 2014, le parti de Diomi Ndongala, Démocratie Chrétienne vient à la rescousse de son autorité morale et parle d’une cabale contre son Président qui est encore victime de l’incertitude juridique dont il a été placé jusqu’à ce jour, permettant ainsi à n’importe qui de le diaboliser injustement.
Voici les faits tels que raconter par le communiqué de la Démocratie chrétienne:
« La mère du Président Eugène Diomi Ndongala possède une Guest House dans la commune de Kinshasa où trois dames sont hébergées depuis longtemps. Les trois dames ont accumulé un dette de plus de 2080$ et elle refusaient de la payer, avec des excuses diverses.
L’ administration de la Guest House a demandé formellement aux trois dames de régler leur note, par le biais d’un agent de sécurité qui a eu comme réponse une agression physique et , tenez vous bien, une « accusation de viol » comme argument utilisé par les trois débitrices de mauvaise fois d’échapper à une plainte pour coups et blessures ainsi qu’une deuxième pour grivèlerie, qui est aussi une incrimination qu’on juge au pénal en RDC.
Le président Diomi, après avoir eu vent du traitement violent réservé à l’agent de sécurité, a demandé personnellement aux dames de régler leur dette sans délai faute de quoi l’administration de la Guest House serait obligée de porter plainte pour grivèlerie contre ces débitrices violentes et insolvables.
Les dames, en utilisant leur relation avec un gradé de la police, ont accusé Eugène Diomi Ndongala de « viol » pour anticiper la plainte au pénal, devenant ainsi accusatrices plutôt qu’accusées.
Comme il est facile de deviner, les dames qui ont faussement accusé le président Diomi Ndongala, ont lancé des fausse accusation pour éviter de payer leur dette et ne pas subir les conséquences de leur comportement violent contre le personnel de la Guest House où elle sont hébergées, essayant ainsi d’éviter de régler leur note très salée.
Ayant pleine fois dans la justice, la Démocratie Chrétienne est certaine que les manigances d’un groupe d’aventurières de mauvaise fois et insolvables seront vite dénoncées, comme la mauvaise fois de tous ceux qui diffusent des fausses informations sur cette affaire dont le Président Eugène Diomi Ndongala est la vraie victime pour avoir, tout simplement, demandé à des débitrices insolvables de régler leur dette vis-à-vis de l’établissement appartenant à sa mère actuellement âgée et malade.
D’où la Démocratie Chrétienne a tenu à démentir, avec la dernière énergie, les mauvaises informations faites circuler par des media en veine de sensationnalisme et qui ont dénaturé complètement la situation en vue de diaboliser son Président National qui paye, depuis plusieurs années, les conséquences des fausses accusations lancées contre lui par le régime Kabila et qui le placent dans une situation de faiblesse juridique qui a trop duré.
Cette version est balayée plus tard par celle des audio diffuses sur les réseaux sociaux et les fuites de PV de confrontation entre le bourreau et sa victime dont les copies sont parvenues à votre média.
Le dit Hôtel appartient bel et bien à la famille Diomi Ndongala dont il est le responsable principal et au sein duquel il dispose d’une chambre permanente ».

Des audio qui accusent
Tout se passe dans un hôtel (Terra Nova) situe sur l’avenue Kabambare dont Diomi Ndongala serait propriétaire et qui se trouve dans la commune de Kinshasa.
La Police a débarqué sur place suite à la clameur publique faisant etat du viol d’une jeune fille dont l’âge varie entre 13 et 14 ans, selon les temoins.
Selon un audio qui circule sur les réseaux sociaux, on peut écouter une conversation et distinguer clairement la voix de Diomi Ndongala échangeant avec les 2 soeurs de la victime, Naomie, qui loue une chambre dans ledit hôtel, et Emilie, sans oublier la victime dont le nom est « Hora », âgée de 15 ans, une écolière et qui porte une uniforme de classe.
Visiblement, la conversation se passe dans une des chambres de cet hôtel mentionné ci-haut qui, selon les témoignages de Naomie, reçoit beaucoup des mineures !
Voici la transcription des audios parvenus à notre rédaction
– Naomie: il m’a fermé la porte. Est-ce qu’il t’a donné cet argent?
– Diomi Ndongala: il n’y a pas l’argent. Je dois acheter du carburant. Je n’ai pas d’argent.
– Naomie: vous êtes sûre qu’il n’y a pas l’argent? Mais vous avez dit que vous lui donnerez de l’argent?
– Diomi Ndongala: si je lui donnerai…
– Naomie: c’est combien cet argent? C’est en franc?
– Diomi Ndongala: Je complète le carburant, euh le transport… Je lui avais donné que 2000 Fc.
– Naomie: aaahn
– Diomi: complète ça. Bon allez!
– Hora: merci
– Diomi: quoi? Eihn Naomie
– Naomie: Tatou bye. Rentre à la maison, tu portes des uniformes.
– Diomi: eihn Naomie, on ne peut même pas dire quand?
– Naomie: Émilie, ferme la porte
– Émilie et Naomie: elle n’a que 15 ans et elle dit que vous voulez lui donner 200 dollars pour coucher avec elle. Et je venais même de vous dire qu’elle est vierge.
– Naomie: elle est vierge
– Diomi: elle n’est pas vierge
– Émilie: si elle raconte cette histoire à une autre personne, ca va vous coûter chere. Vous le savez?
– Diomi: Pffff ! ça c’est elle qui le dit, moi je n’ai rien dit.
– Naomie et Émilie: Vous êtes sûr? ça sera votre parole contre la sienne.
– Diomi: alors appelle la. Qu’elle repète ça devant moi.
…
– Diomi: Je lui ai dit, tu as un petit copain? Elle a dit oui.
…
– Diomi: Je lui ai dit, tu as déjà fait l’amour ? Elle a commencé à rire.
Je lui ai dit, tu as déjà touché de l’argent ?
….
Ces faits sont confirmés lors de l’audition de Diomi Ndongala et la fille « violée » auditionnés au Parquet de Gombe.
Voici quelques extraits de cette confrontation:
« La mineure est venue chez sa sœur qui loue une des chambres de son hôtel. Elles y étaient quand Diomi est entré, lui faisant des avances », dit une source judiciaire.
« Quand la fille est sortie pour partir, Diomi l’a suivie et l’a amenée dans sa chambre ».
« Pouvant voir le portail de là où elle était, la jeune dame constate que sa sœur mineure n’est pas sortie de l’hôtel »
« Elle décide d’aller dans la chambre de Diomi où elle trouve sa sœur ».
« Qui raconte que Diomi l’a tripotée, lui proposant 200 dollars pour aller loin ».
Sur ces entrefaites, la Police est venue et l’a interpellé.
Les audio ainsi que la confrontation du violeur et de sa victime donnent raison à Maurice Bensoussan, président du Syndicat des psychiatres français qui a dit: « il est tout à fait possible de vivre dans le mensonge pendant une trentaine d’années tout en passant pour un individu ordinaire et affable. « Masquer des choses, mentir, s’adapter en apparence tout en ayant un fonctionnement pervers est choquant mais n’est pas quelque chose de nouveau », indique-t-il à BFMTV.
C’est cette image d’homme sérieux et bien intégré de Diomi Ndongala que beaucoup des gens gardent dans leur tête.
Un Homme politique et féru du sport, qui a été à la fois parlementaire, vice-ministre de l’Economie et des Finances en 1994 et en 1996 dans le gouvernement du salut public du président Mobutu, et ministre des Mines en 2003 dans le gouvernement de transition avant d’être demis en 2004. Il avait même posé sa candidature à l’élection présidentielle en 2006. Il fut agent de la FIFA et Président de coordination de l’AS V.Club, un des clubs populaires de la RDC.

Coup de tonnerre !
Entendu au niveau de la commune de Kinshasa où des tentatives de corruption contre l’OPJ ont été signalées, le prevenu fut envoyé au camp Lufungula avant son transfert au parquet général de Kinshasa/Gombe.
Après la confrontation et alors que toutes les preuves étaient contre lui, le parquet décide de sa relaxation dans la soirée du samedi 17 juillet soir.
Une décision saluée par sa famille politique mais contestée par une bonne frange de la population pour des éléments probants qui prouvent que les faits étaient quasiment avérés.
Dans une déclaration faite le dimanche 18 juillet, le procureur près le tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe affirme que Eugène Diomi Ndongala, président de la Démocratie chrétienne, n’a pas été libéré mais plutôt « relaxé ».
Après confrontation et vérification des faits au parquet, a-t-il précisé, il ne s’agit pas de viol mais plutôt de « tentative de harcèlement présumé sur une mineure ». C’est le fait infractionnel retenu à sa charge dont le Parquet va poursuivre l’instruction le lundi.
Selon toujours le parquet, on ne peut pas poursuivre Diomi sur base de son passé.
« Nous le poursuivons sur base du présent. Et, au vu des faits vérifiés, il n’a pas été nécessaire de le détenir que de le relaxer », indique la même source.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
