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Diaspora: l’étudiant en médecine Nathan Tshibambe veut apporter sa pierre dans la lutte contre le VIH/Sida en RDC
Un homme très actif et très occupé, Tshibambe Nathanael Tshimbombu n’hésite pourtant jamais à sacrifier ses vacances pour sa principale dévotion: le bien-être de l’humanité.
Congolais d’origine et ancien étudiant de l’Université de Kinshasa/faculté de Médecine, installé aux États-Unis, Nathan Tshibambe a fondé une Organisation à but non lucratif appelée
« All for A Healthy Africa, en français Tous pour la bonne santé en Afrique,( AAHA). Il coordonne ainsi plusieurs actions dans le but de résoudre des problèmes médicaux critiques en Afrique
dont Ebola, la santé des femmes victimes des mauvais traitements, etc.
Hope In Dreams Initiative (HIDI) et Healthy Water, pour ne citer que ceux-là, sont répertoriés parmi la vingtaine de ses projets qu’il finance grâce aux bourses et/ou des collectes de fonds des
partenaires qui ne sont pas évidents parfois. Tshibambe a, dans HIDI par exemple, conçu et financé un projet
de cinq ans pour l’assurance maladie de 200 enfants souffrant du VIH/SIDA au HardtHaven Children’s Home et d’autres enfants moins privilégiés dans les communautés environnantes de la cité de Kpando au Ghana. La bourse d’entrepreneuriat de Finstad du Collège St. OLAF, avec la collaboration de la communauté accueillante de Saki et l’aide de la compagnie de forage, a permis d’exécuter avec succès le projet de l’installation de deux puits d’eau stérilisés (Healthy Water) dans
la communauté d’Ajengule à Saki, au Nigeria.

Cette année, Tshibambe a élaboré un plan spécifique à deux volets. A savoir : d’une part, offrir un accès gratuit aux soins de santé aux femmes congolaises pauvres et non assurées, et d’autre part, manifester sa solidarité aux enfants vivant avec le VIH/SIDA (EVV).
Dans son premier projet, Women Deserve Better (WDB), Tshibambe a, pour le compte de son organisation, payé les factures médicales des femmes congolaises, insolvables à cause de la
pauvreté, retenues dans des hôpitaux durant plus de deux semaines dans la ville de Kinshasa (capitale de la République Démocratique du Congo/RDC).
Par cette action, dit-il, l’objectif était de faire passer le message suivant aux autorités congolaises : »la femme congolaise compte et ce son droit de recevoir un accès gratuit aux soins de santé de qualité. »
Au sujet de la RDC, son pays d’origine, il rappelle que le Dr. Oly Ilunga
Kalenga, l’actuel ministre de la Santé, avait reconnu dans un discours récent qu’il y avait un accès limité aux services de santé de base et des mauvais résultats dans le domaine de la santé en RDC. En outre, il avait estimé que le pays avait encore un long chemin à parcourir avant de répondre aux
besoins de santé de base de la population. » En revanche, à mon avis, chaque progrès commence par un vecteur d’organisation autour d’un idéal réaliste et décisif. Et dans le cas de la RDC, j’estime qu’il y a absence de ce vecteur autour de cet idéal qui peut impulser les générations futures dans le
domaine de la santé. La détérioration de l’état de santé et la réduction de l’espérance de vie de la population chaque année en sont les preuves », a-t-il expliqué, espérant donc qu’après les élections, les autorités congolaises élaboreront un plan audacieux dans le domaine de la santé afin d’éviter le pire pour le pays.
« Moi et mes collaborateurs sommes prêts à apporter notre modeste expérience à la demande », annonce ce compatriote.

Dans le cadre de son second projet, « All Against HIV », Tshibambe a fait un don généreux aux EVV dans un village reculé du Kenya, appelé Nyumbani.
Ce village est un refuge pour les EVV. Nyumbani fournit des soins vitaux et un foyer accueillant à plus de 120 enfants séropositifs au Kenya. Le but principal de ce projet, justifie-t-il, était d’exprimer notre humanité à l’égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVV), et de rappeler au monde que nous devons lutter à leur côté. Puis d’ajouter :
«Nous devons comprendre que pour éradiquer le VIH/SIDA, la lutte doit transcender les frontières géographiques, de la prévention, du
dépistage et du traitement et surtout incorporer l’importance de l’appui communautaire par tous qui es, à mon avis, l’un des facteurs importants pour vaincre ce fléau, cependant très négligé ».
Certes, poursuit-il, beaucoup d’efforts sont produits, cependant la stigmatisation, la discrimination et
l’indifférence envers les PVV n’ont pas été vaincues. Ces pesanteurs existent encore, particulièrement en Afrique.
« C’est pourquoi nous pensons qu’en plus de mettre l’accent sur la prévention et le traitement, il est important d’investir dans le changement de mentalités par l’éducation de masse sur l’impact de la discrimination contre les PVV, surtout si ces sont des enfants. De cette manière, d’une part, nous allons stopper la stigmatisation qui est à la base de l’isolement des PVV, et d’autre part, nous allons les pousser à faire confiance à la société et à se confier. Nous pourrons ainsi prévenir toute
anomalie psychologique qui peut aggraver le bien-être des personnes infectées».
Présentement étudiant en Médecine et en Masters en Business, Tshibambe veut pratiquer dans le domaine de la Neurochirurgie. Il deviendra ainsi le septième neurochirurgien Congolais dans un pays de 81,34 millions d’habitants, et le deuxième Congolais dans l’histoire de la RDC ayant étudié la neurochirurgie aux USA après le défunt Docteur Shako Djunga.
Cette voie lui donnera sans doute l’occasion de former d’autres personnes pour combler un besoin critique en RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND. NET
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Kinkole : Un “marché du sexe” à l’hôpital ? La vidéo qui scandalise Kinshasa !
À Kinshasa, une controverse d’ordre sanitaire et social agite l’opinion après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo dénonçant des pratiques présumées de prostitution au sein de l’Hôpital général de Kinkole, situé dans la commune de Nsele, à l’est de la capitale.
Un signal d’alerte venu du personnel soignant
Dans cette séquence devenue virale, des femmes du corps soignant expriment leur indignation face à ce qu’elles qualifient de dérive grave au sein d’un établissement public de santé.
L’une d’elles, visiblement bouleversée, appelle les autorités à intervenir « en urgence » pour mettre fin à une situation qui, selon elle, porte atteinte à la dignité du cadre hospitalier et à l’éthique professionnelle.
Contexte : déplacement et relogement provisoire
Selon les témoignages relayés, ces faits impliqueraient des femmes originaires de Pakadjuma, récemment déplacées de la zone de Socopao vers un site provisoire à proximité du CNPP, non loin de l’hôpital.
Ce déplacement, intervenu après des opérations d’assainissement urbain, aurait créé un contexte de précarité propice à des activités informelles.
Des accusations graves à vérifier
Les allégations évoquent l’existence d’un « marché du sexe » à très bas coût impliquant certains membres du personnel masculin. Toutefois, aucune confirmation officielle n’a, à ce stade, été apportée par les autorités sanitaires ou municipales. La prudence s’impose donc quant à l’authenticité et à l’ampleur réelle des faits.
Réactions et enjeux
Pour les soignants, au-delà de la question morale, c’est l’image même de l’institution hospitalière qui est en jeu. Un hôpital, rappellent-ils, doit demeurer un sanctuaire de soins, de rigueur et de respect des normes éthiques.
La diffusion de la vidéo, également transmise à la rédaction de Congoprofond.net, a amplifié la pression sur les autorités urbaines, invitées à diligenter une enquête et à prendre des mesures appropriées.
Vers une intervention des autorités ?
Face à l’émoi suscité, plusieurs voix appellent à une action coordonnée entre les services de santé, les autorités locales et les structures sociales, afin de :
vérifier les faits de manière rigoureuse ;
sécuriser l’enceinte hospitalière ;
encadrer les populations déplacées dans des conditions dignes.
Cette affaire met en lumière les tensions entre précarité sociale, gestion urbaine et préservation des institutions publiques. Dans l’attente d’éléments officiels, elle pose une question essentielle : comment protéger à la fois la dignité humaine et l’intégrité des espaces de santé dans un contexte de vulnérabilité accrue ?
Affaire à suivre.
Barca Horly Fibilulu Mpia
