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Société

« Diaspora éveillée »: Marie-Cécile Okito a démarré sa tournée communale par Ngiri-Ngiri et Barumbu

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La structure « Diaspora éveillée », conduite par sa présidente Marie-Cécile Okito, vient d’entamer une série de rencontres avec les bourgmestres des 24 communes de la ville de Kinshasa.  Principal objectif: toucher la population à la base pour une meilleure conscientisation. Ce qui est, en fait, son cheval de bataille.

Ngiri-Ngiri, une des communes du district de la Funa, a été la première a être visité, le mercredi dernier, avec deux points à l’ordre: s’enquérir de la situation administrative de la municipalité et faire part de la vision de Diaspora éveillée au chef de la municipalité.

Le bourgmestre de cette commune n’a pas caché son attention vis-à-vis de Diaspora éveillée.

« Tout se résume entre la collaboration et la planification. Il manque ces deux éléments pour que nos communes soient développées. Nous, bourgmestres, nous sommes minimisés, déconsidérés, voire même négligés. Nous ne sommes pas payés, nous ne recevons pas des frais d’installation. Or, le bourgmestre est une personnalité importante dans la société, car il est la représentation du président de la République en miniature », déclare le bourgmestre de Ngiri-Ngiri.

A l’en croire, il faudrait que l’État subventionne nos communes dans des secteurs-clés tels que les infrastructures l’éducation, l’eau et l’électricité. Ce sont là, poursuit-il, les secteurs-clés sur lesquels devrait se pencher l’État dans des communes.

Marie-Cécile Okito s’est engagée de faire, à travers sa structure, un plaidoyer auprès des autorités, dans les jours qui viennent, pour leur faire part de ces réalités.

 » Notre vision est de redorer l’image ternie de nos communes, responsabiliser chaque habitant tout en leur montrant que faire pour être utile dans la société », indique la présidente de Diaspora éveillée.

La deuxième commune à être visitée a été celle de Barumbu où un accueil digne a été réservé à la délégation de Diaspora Éveillée.

Même situation, mêmes problèmes et mêmes réalités dans les communes de la métropole congolaise.

Selon le bourgmestre de Barumbu, sa municipalité ne peut se développer que s’il y a collaboration entre les administrés et les autorités. « Pour que nos communes se développent, il faudrait que l’État nous appuie au lieu de nous freiner », lâché le numéro un de Barumbu.

Il a réitéré son soutien et celui de sa commune à la vision de Diaspora éveillée en lui servant de pont pour que ce message atteigne les autorités compétentes.

Infatigable, Marie-Cécile Okito qui tient son bâton de pèlerin ne cesse de marteler sur une véritable conscientisation de l’homme congolais qui doit comprendre sa place et son importance dans le relèvement de la République démocratique du Congo.

Pepeco Kinzala Nkuka/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

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La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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