Société
Paroisse St Luc/Ma Campagne : La chorale « Cantate » en concert, le vendredi 6 mai, pour célébrer ses 35 ans
Chorale latino-française qui anime les messes de 11h00 à la paroisse Saint Luc de Binza/Ma Campagne, dans la commune de Ngaliema, « Cantate » livre un concert de musique classique le vendredi 06 mai 2022 à 17H00 pour fêter son 35ème anniversaire. Elle vu le jour le cinquième dimanche de Pâques, en 1987, sous l’impulsion de l’abbé Henry Izua comme curé. Les chants latins, particulièrement le grégorien, sont la particularité de cette chorale.

Créée par feu Kigueri wa Kigueri, organiste et choriste, cette chorale est devenue au fil des ans une véritable institution.
Pour la petite histoire, les messes de 11h00 en latin français était jadis animée par des cassettes. C’est l’abbé Henri Izua, curé de la paroisse, qui a décidé de les remplacer par un groupe vivant des chantres. Cependant, les premiers choristes sont venus de la cathédrale Notre-Dame du Congo, parmi lesquels l’organiste et fondateur Kigueri.
Quelques temps après, ce sont les paroissiens autochtones, plus d’une trentaine de jeunes et adultes, qui vont la rejoindre.
Dans le lot des noms ayant marqué cette chorale, il y a incontournablement Jonas Kandolo, actuellement président et dirigeant. Quant à Jacques Nyamanga, dirigeant principal, formateur et technicien, malgré son jeune âge, il a su encadrer la chorale, accompagné par d’autres dirigeants.
Le public, les paroissiens et les observateurs sont d’avis que les voix retentissant de cet ensemble ne laissent pas indifférent leurs auditeurs. Les envolés des Sopranos telles que Jeanine Ekanga, Litoke Florah, Mwamba Grâce, Nsomwe Candide, Ruth Luwa et tant d’autres suscitent émerveillement, admiration et fantasme.
Aujourd’hui 35 ans après, la chorale anime toujours les messes de 11:00.
Son actuel dirigeant technique est Nathan Nsomwe. Jonas Kandolo, le plus ancien, en est le président.
A en croire les organisateurs, cette célébration sera aussi une occasion pour rendre hommage aux chantres décédés comme Alex Kabata, Shamamba Adrien, Lukubika Bazin, Mukaya Mike, etc.
Notons aussi que le dimanche 15 mai 2022, une messe d’action de grâce sera dite à 11h00 par le curé abbé Jean-Pierre Kukonda.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real
La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.
Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion
Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.
Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.
L’irruption fatale de militaires armés
C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.
Une escalade brutale et incompréhensible
La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.
Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.
4 balles pour une vie
Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.
Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.
Mort à l’arrivée à l’hôpital
Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.
Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.
Un crime qui interroge et scandalise
À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?
Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
