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RDC : Tué à Mbandaka lors d’une manifestation des étudiants, le corps du policier David Muya rapatrié à Kinshasa

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La dépouille mortelle du commissaire adjoint David Muya tué par balle lors des échauffourées du lundi 11 au mardi 12 avril 2022 à Mbandaka, a été rapatriée à Kinshasa ce week-end.

Avant la levée du corps vers l’aéroport national de Mbandaka, une grande cérémonie a été organisée au commandement ville où ses collègues  d’armes, ses connaissances ainsi que les autorités provinciales ont rendu les derniers hommages à ce vaillant serviteur de la nation.

Né le 24 avril 1980 en Mbuji-Mayi, il est fils du révérend pasteur Ngandu MUYA  et de maman Tshibwabwa Kalonzi, tous deux en vie. Originaire de la localité Bobwaka Tombolo, secteur Mopompa, territoire de Kabeya Kamwanga , province du Kasaï Oriental. Il a laissé une veuve et deux orphelins, dont un garçon et une fille. Affecté à l’inspection générale de la police de Mbandaka et au commissariat de la police de Wangata, il a été nommé commandant du groupe mobile d’intervention du commissariat urbain.

Notons que tous les frais relatifs à son rapatriement ont été pris en charge par le gouvernement provincial.

Pour rappel, le commissaire adjoint David MUYA a été touché par balle le 12 avril 2022 lors des affrontements entre étudiants et forces de la police.

Concernant la marche qui été initiée par les étudiants des différentes institutions universitaires en place, ces derniers réclamaient la baisse du prix des frais academiques. Des incidents qui ont survenu, avaient occasionné mort d’hommes dont un policier et un étudiant.

Eric Liyenge/CONGOPROFOND.NET

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Kongo Central/Luozi : Le poste frontalier de Zulu Mbundu accueille 588 réfugiés venus de Brazzaville

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Depuis quelques jours, le village de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central, est devenu un centre d’accueil provisoire pour des familles fuyant les violences survenues à Mindouli, dans la région du Pool, en République du Congo (Brazzaville).

À l’origine de l’exode : des affrontements armés

Les affrontements, survenus le dimanche 11 janvier 2026, ont opposé les éléments de la Garde républicaine (DGSP) aux Ninjas, fidèles au pasteur Ntoumi. Ces violences ont provoqué d’importants mouvements de populations le long de la frontière entre la RDC et le Congo-Brazzaville, particulièrement dans le secteur frontalier de Balari.

Femmes, enfants et personnes âgées parmi les réfugiés

C’est au poste frontalier de Zulu Mbundu que plusieurs familles sinistrées, composées essentiellement de femmes, d’enfants et de personnes âgées, ont trouvé refuge. Ces ressortissants brazzavillois fuient les représailles, l’insécurité et les violences liées à ces conflits armés.

Une situation humanitaire préoccupante

Sans logements, sans nourriture suffisante ni médicaments, ces réfugiés vivent dans une extrême vulnérabilité. En attendant l’intervention du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’administrateur du territoire de Luozi ad intérim, Célestin Lusiama, a lancé un SOS humanitaire.

« La population sinistrée venue de la République sœur du Congo-Brazzaville a besoin d’un logement, de la nourriture et d’une protection pour vivre en paix, en attendant l’accalmie de la situation sécuritaire dans leurs villages », a-t-il déclaré.

Un appel à la solidarité locale

L’autorité territoriale a également appelé la population locale à faire preuve de solidarité : « En attendant l’intervention des autorités provinciales et nationales, nous, habitants de Luozi et du secteur de Balari, sommes appelés à la solidarité et à la protection de nos invités », a ajouté Célestin Lusiama.

588 réfugiés officiellement enregistrés

Au total, 588 réfugiés ont été enregistrés le mercredi 14 janvier 2026 par les services de la Direction générale de migration (DGM) au poste frontalier de Zulu Mbundu. L’ensemble des services de sécurité a été mobilisé afin d’identifier les déplacés et d’assurer leur encadrement.

Une inquiétude croissante dans la population

Pour Eugène Nkanza, président du Rassemblement des forces vives de Luozi, la situation devient préoccupante : « Nous observons un afflux continu de ressortissants brazzavillois traversant la frontière avec leurs familles. Cette situation est de plus en plus inquiétante », a-t-il souligné.

Les autorités provinciales à pied d’œuvre

Selon des sources concordantes, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et de transmettre un rapport aux autorités compétentes.

Mfumu DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET 

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