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Détournement mensuel de 62 milliards FC au SECOPE : les complices aux Finances, Budget et BCC tremblent !

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Depuis l’arrestation, en début du week-end dernier, de l’inspecteur général et du directeur général du Service de Contrôle et de Paie des Enseignants (Secope), une inquiétude sans pareil plane, autant dans les couloirs du cabinet et des services du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), qu’aux ministères des Finances, de Budget ou encore à la Banque centrale.

En effet, au terme des audits diligentés auprès des organes de l’Etat, l’Inspection générale des Finances (IGF) avait fait un rapport portant sur le détournement présumé de 62 milliards de FC au SECOPE. Le nom du Directeur national du Service de coordination de la paie des enseignants, Delon Kampay, avait été cité dans ce rapport.

Ayant répondu à l’invitation du Parquet général de la Gombe pour s’expliquer sur les griefs mis à sa charge, étant donné que l’affaire se trouve encore au niveau pré-juridictionnel, Delon Kampay n’a pas pu regagner son domicile sur ordre du magistrat qui mène des enquêtes.

C’est une occasion, selon le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), pour la justice de donner suite aux dénonciations récurrentes des enseignants sur le détournement de leurs paies.

Pour sa secrétaire générale, Cécile Tshiyombo, les ramifications de ce détournement sont tentaculaires et se retrouvent aussi bien à l’Enseignement primaire et technique (EPT), qu’aux Finances, au Budget et à la BCC. ” Cette action judiciaire doit aller jusqu’à son terme pour permette aux enseignants de rentrer dans leurs droits spoliés pendant si longtemps. Que la justice fasse la lumière sur les plaintes des gestionnaires des réseaux d’enseignement et des bureaux gestionnaires sur la rétrocession de plus de la moitié des frais de fonctionnement qu’ils reçoivent. Plusieurs rapports tant de la capitale que de l’intérieur du pays ont été rédigés par les syndicats sur cette forfaiture ; mais sans aucun effet jusqu’à ce jour!”, a martelé Cécile Tshiyombo.

Confiante à la justice nationale, déjà appelée à abattre un grand travail sur cette affaire, la syndicaliste rappelle tout de même l’observance du principe de la présomption d’innocence. ” Nous ne visons nullement un individu, qui qu’il soit, mais nous nous inscrivons dans la mission d’un syndicat d’action pour le bien-être de ses membres…”, a-t-elle martelé, avant d’appeler vivement toute la lumière sur le détournement mensuel de 62 milliards de Fc par des stratégies fallacieuses et de fausses factures mises en place par les décideurs du secteur de l’enseignement dont les deux responsables sont aux arrêts.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET