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Détérioration des routes à Bukavu : La Société civile appelle à une ville morte ce mardi 1er mars !

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Le bureau urbain de la Société civile/forces vives de Bukavu appelle la population de ce chef-lieu du Nord-Kivu à observer la journée ville morte ce mardi 1/03/2022. Au cœur de cette décision : la détérioration des routes de la ville, et spécialement la léthargie qui s’observe dans la réhabilitation de la route essence Major Vangu- Ruzizi II.

En effet, rappelle-t-il, depuis l’année 2016, la population de Bukavu est soumise à un paiement de 60FC par litre de carburant consommé en contrepartie de la réhabilitation des routes dans la ville.

« Cela fait plus ou moins 5 ans que les travaux ont été lancés sur ce tronçons mais n’ont pas d’impacts visibles… », accuse Jackson Kalumba, président de la Société civile locale.

A l’en croire toujours, deux entreprises ont été successivement engagées pour la réhabilitation de cette route et ont perçu des sommes colossales qui vont au delà du montant exigé pour la construction d’une route aux standards internationaux qui est de 1.000.000$.

« Comment est-ce possible que pour 2,7 Km de route, soit exigé un montant de plus de 6.000.000 $ et faire plus de 5 ans sans que la route soit en état ? », s’est-il interrogé.

La population ayant marre de cette situation, le bureau urbain de la société civile de Bukavu exige à ce qu’un audit soit fait pour que l’on sache combien d’argent a déjà été perçu depuis l’instauration de ce montant sur la consommation du carburant et à quoi cela à servi pour la population et que tous ceux qui se sont laissés tremper dans cette malversation soient punis conformément à la loi.

Notons également que le bureau urbain de la société civile de Bukavu dénonce avec la plus grande énergie, l’état de délabrement très avancé de la route place de l’indépendance- marché central de Kadutu, une route d’intérêt économique.  » Où va l’argent des taxes et impôt? Les autorités doivent bien se préparer et les gens qui perçoivent l’argent du carburant nous trouveront sur leur chemin cette fois-ci. Si rien n’est fait, la désobéissance fiscale sera lancée dans la ville incessamment.
Car rien n’est sera plus comme avant ! », martèle-t-on.

Somme toute, le bureau urbain promet de commencer des actions citoyennes pour exiger des explications sur l’utilisation de l’argent perçu dans chaque litre de carburant dans la ville ainsi que L’argent perçu pour différentes taxes à véhicule.

Signalons que toutes le routes secondaire sont très délabrées dans la ville de Bukavu ce qui est à la base des embouteillages et des accidents de circulation dans la ville.

D’ores et déjà, le bureau urbain de la société civile forces vives met en garde certaines personnes mal intentionnées qui veulent tribaliser cette question.  » Le développement n’a pas de tribu ! », a conclu Jackson KALIMBA.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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