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Des rhinocéros blancs au parc de la Garamba : Kibali Goldmine booste le tourisme animalier au Haut-Uélé !

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Le tourisme animalier de vision consiste en la rencontre pacifique entre êtres humains et animaux « sauvages » dans leur habitat « naturel ». Dans la province du Haut-Uélé, ( Nord-Est de la RDC), le sanctuaire faunistique de la Garamba créé pour protéger l’habitat d’éléphants, girafes, hippopotames, buffles, okapis, etc., vient d’être gratifié d’un lot des rhinocéros blancs venus d’Afrique du Sud. Un vrai coup de génie signé  » Kibali Gold Mine », filiale de Barrick Gold, entreprise canadienne d’exploitation et de développement des sites miniers, opérant en RDC dans les territoires de Watsa et Faradje de la province du Haut-Uélé. 

 

Annoncé depuis 2022, le projet de restauration de la population de rhinocéros blancs dans le parc national de la Garamba est en train de prendre corps.

Ce vendredi 9 juin 2023, une grande opération de réintroduction d’une dizaine de ces espèces en voie d’extinction dans leur nouveau milieu d’habitation, a été réalisée avec succès par experts animaliers. Ces rhinocéros blancs seront suivis des autres au cours de trois prochaines années. « Les 16 premiers rhinocéros sont attendus à Garamba d’ici la fin du deuxième trimestre de cette année et ils seront suivis de 60 autres au cours des trois prochaines années », avait déclaré Dr Mark Bristow, le président et CEO de Barrick Gold Corporation.

Pour Mark Bristow, l’objectif est de créer un nouveau groupe de population pour cette espèce afin de contribuer à sa survie à long terme, tout en renforçant l’attractivité du parc, car la conservation de la biodiversité est fondamentale pour la survie de la planète, essentielle pour lutter contre le changement climatique et a un rôle important à jouer dans la guerre contre la pauvreté.

Pour superviser le projet, la compagnie s’est associée à African Park et l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), établissement public chargé de la conservation des aires protégées en RDC.

Des infrastructures pour booster le tourisme 

Témoin de cet événement, le gouverneur du Haut-Uélé, Christophe Nangaa, a relevé qu’il s’agit d’un grand défi zoologique.  » La venue de ces animaux dans ce parc de la Garamba qui occupe 20% de notre superficie, doit être rentabilisée. Je pense bien que la venue des rhinocéros blancs va booster le tourisme et va aussi nous contraindre, autant le gouvernement central et provincial, à travailler sur les infrastructures de façon que nous soyons très fréquentables. Parce que si cela n’est pas fait, je pense qu’on aura jeté de l’argent dans l’eau. On a dépensé beaucoup d’argent au profit de la province et du pays. (…) Nous supposons que ces animaux vont attirer l’attention du monde entier qui doit comprendre qu’il y a des gens qui vivent autour de ces animaux et qu’il y a un parc qui se retrouve dans une province, laquelle tient à tirer des dividendes de ses réalités et proportionnelles à l’investissement qu’ils veulent faire ici… », a déclaré le gouverneur au micro des journalistes.

Notons que ces rhinocéros blancs de Garamba ont été quasiment décimés par des braconniers, ainsi que par les différentes guerres qu’a connu la contrée.

La relocalisation de rhinocéros blancs dans le Garamba intervient dans le cadre de l’initiative de protection, de promotion de la biodiversité et conservation de la faune sauvage prônée par Barrick. Cette entreprise, convient-il de souligner, finance la pose des colliers GPS sur les éléphants et les lions, la connexion satellitaire et les soins vétérinaires.

Rappelons que le parc national de la Garamba, situé à proximité de la frontière avec le Soudan du Sud, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est l’un des plus anciens parcs nationaux d’Afrique. Il couvre environ 5000 km2 et est situé à 70 km au nord de la mine de Kibali.

Garamba était connu pour abriter une population de rhinocéros blancs dont le nombre avait catastrophiquement chuté, en passant d’environ 1 000 animaux en 1960 à 490 en 1976, puis à environ 13 spécimens en 1984 et enfin à 15 individus en 1994.

D’autres grands mammifères peuplent également la réserve, comme l’éléphant, la girafe du nord, l’hippopotame, le buffle et l’okapi. Les paysages du parc comprennent d’immenses savanes, herbeuses ou boisées, entrecoupées des forêts-galeries le long des rivières et de dépressions marécageuses.

Habitants et touristes ne peuvent pas pénétrer dans cette zone sans autorisation spéciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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