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Depuis Kisangani, Patrick Muyaya aux jeunes : « Ne partagez pas des vidéos et autres contenus qui discréditent les FARDC ! »

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Lancée le vendredi 2 août 2024, à partir de la ville d’espoir, Kisangani dans la province de la Tshopo, la campagne d’éveil patriotique dénommée « Tout pour la patrie » s’est invitée ce samedi 3 août dans la matinée dans l’amphithéâtre de l’Université de Kisangani.

Durant près de trois heures, quatre membres du Gouvernement Suminwa ont vivement présenté cette suite de la campagne « Bendele Ekweya Te » aux étudiants de diverses institutions d’enseignement supérieur et universitaire de Kisangani. Il s’agit de Patrick MUYAYA (ministre de la Communication et Médias), Safi SOMBO (ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire), Noëlla AYEGANAGATO (ministre de la Jeunesse et Éveil patriotique) et Samy ADUBANGO (vice-ministre de la Défense nationale et Anciens combattants). Chacun selon son portefeuille a expliqué à l’auditoire le bien-fondé de cette campagne citoyenne qui consiste à renforcer la confiance et le soutien aux FARDC pour la récupération et la sécurisation de nos frontières.

« Nous avons sensibilisé les étudiants, parce que c’est une affaire qui nous concerne tous. Car, c’est d’abord le pays. Ce n’est pas qu’une question qui est liée au Président de la République individuellement ou à son gouvernement, c’est une question qui se lie à nous tous, et dans une ville qui a été meurtrie par la guerre. Aujourd’hui, il est important que nous puissions soutenir notre armée dans ses efforts de relance, parce qu’elle doit être en mesure de nous sécuriser, mais aussi de défendre l’unité nationale. Et dans ce travail, chacun a son rôle, y compris vous les médias », a expliqué le Ministre de Communication et Médias.

Et d’ajouter : « Nous tous, nous pouvons nous engager. Et la conférence de ce matin à l’UNIKIS, avait pour strict objectif de parler aux jeunes, de leur communiquer la nécessité pour eux de se lever et de comprendre les enjeux du pays. Mais aussi de jouer un rôle pour qu’ils soient dans la défense de la patrie. Nous sommes plutôt satisfaits de la réceptivité des jeunes de la Tshopo, mais aussi des échanges que nous avons eus. Nous pensons que c’est la première d’une longue série ».

Durant cet échange convivial et enrichissant, le Ministre de la Communication et Médias a rappelé aux Congolais qu’ils étaient à Kisangani dans le cadre d’une grosse délégation gouvernementale pour communier avec cette population, mais aussi celles de la Tshopo et de la grande Province Orientale autour du Genocost, le génocide congolais pour des raisons économiques. « Hier, nous avons eu cette puissante cérémonie où nous avons entendu des témoignages, mais aussi l’engagement réitéré du Président de la République à la fois pour réparer les personnes qui ont été blessées par cette aventure meurtrière ainsi que l’engagement de continuer les efforts pour la sauvegarde de la patrie », a annoncé Patrick MUYAYA.

Pour le Général Sylvain EKENGE, les FARDC sont constituées des intellectuels.
« Les militaires que vous voyez, celui qui est en train de filmer, a étudié ici et continue à étudier ici. Il prépare son doctorat ici même à l’Université de Kisangani. C’est pour vous dire que l’armée n’est pas une organisation des gens qui ne réfléchissent pas. Ce n’est pas réservée aux abrutis, mais c’est une armée des intellectuels. Même celui qui vous parle est passé par l’université. Et ils sont nombreux ici à Kisangani, les généraux que vous voyez sont passés par l’université. Aujourd’hui, la guerre n’est pas que l’affaire des militaires, mais l’affaire de tous », a-t-il dit.

S’agissant de la viralité des fausses informations en plusieurs formats sur les réseaux sociaux, le ministre MUYAYA invite les jeunes à ne plus se laisser emporter par les ennemis de la République Démocratique du Congo en partageant des vidéos et autres contenus qui discréditent les FARDC » a-t-il insisté avant d’ajouter.

« Je dois vous dire que la République démocratique du Congo, depuis 1885, est un pays qui convoité et combattu. Léopold II a tué 10 millions de congolais pour prendre le caoutchouc et construire la Belgique. Depuis 1960, on a toujours attaqué le Congo pour prendre ce qui est aux congolais. Mais jamais les congolais n’ont baissé les bras. C’est pour ça que nous avons encore un pays entier. C’est d’abord la défense de son territoire. Et même ceux qui sont là aujourd’hui, ils sont en train d’essayer, mais arriveront-ils ? Ils n’y arriveront pas parce que vous et nous, nous sommes présents », a indiqué le ministre MUYAYA aux étudiants.

Pour clore ses propos, le Porte-parole national des FARDC, le général Sylvain EKENGE a déclaré : L’armée n’a pas de choix. « Elle doit accomplir sa mission régalienne, celle de défendre l’intégrité territoriale et les frontières du pays, et celle de ramener la guerre d’où elle est venue. Et l’armée doit le faire. L’armée est en train de prendre des dispositions qui s’imposent pour renforcer la posture de guerre. Et aujourd’hui, ce que vous avez entendu, vous ne l’enendrez plus. Parce que l’armée est en posture de gagner la guerre. Et elle ne gagnera qu’avec vous et avec la population congolaise », a-t-il expliqué.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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