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Denis Kadima : »Les provinces sous état de siège participeront aux élections de 2023 ! »
La Commission électorale nationale indépendante( CENI) se montre assez confiante par rapport à la participation des provinces sous état de siège aux prochaines élections.
Arrivé à Goma le mercredi 27 avril 2022, Denis Kadima, président de la centrale électorale, l’a fait savoir à son atterrissage dans la ville touristique, pour sa première sortie hors de la capitale congolaise depuis son entérinement comme président de la Commission Électorale Nationale Indépendante par le parlement.
«Je suis persuadé que la province du Nord-Kivu sera associée et impliquée. Personne ne sera laissée derrière. Les assurances sont là. Je ne suis pas seul, j’ai des membres de mon équipe qui m’ont déjà précédé et sont entrain d’aller dans d’autres provinces. Nous sommes éparpillés à travers le pays travaillant cette opération de cartographie. Donc Soyez rassurés que nous travaillons d’arrache-pied pour qu’il y ait des élections en 2023 et il y en aura,» a noté Denis Kadima.
À l’en croire, les élections auront bel et bien lieu dans le délai prévu la constitution de la RDC. Il explique sa présence dans la partie Est du pays par le suivi du travail qui est en train d’être mené dans le cadre de la cartographie électorale pour les élections de 2023.
Signalons ici que cette assurance du numéro un de la Ceni vient réconforter celle du premier ministre Sama Lukonde qui, lors de son passage à Goma dans le cadre de l’évaluation de l’état de siège, avait exclu l’idée d’organiser les futures élections sans les deux provinces.
Pendant ce temps, ce sont les acteurs politiques du Nord-Kivu qui réclament la levée de l’état de siège. Selon eux, le retour des dirigeants civils importent plus pour eux , en vue d’une bonne préparation aux prochaines échéances électorales à tous les niveaux.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
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Kongo Central/Luozi : Le poste frontalier de Zulu Mbundu accueille 588 réfugiés venus de Brazzaville
Depuis quelques jours, le village de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central, est devenu un centre d’accueil provisoire pour des familles fuyant les violences survenues à Mindouli, dans la région du Pool, en République du Congo (Brazzaville).

À l’origine de l’exode : des affrontements armés
Les affrontements, survenus le dimanche 11 janvier 2026, ont opposé les éléments de la Garde républicaine (DGSP) aux Ninjas, fidèles au pasteur Ntoumi. Ces violences ont provoqué d’importants mouvements de populations le long de la frontière entre la RDC et le Congo-Brazzaville, particulièrement dans le secteur frontalier de Balari.
Femmes, enfants et personnes âgées parmi les réfugiés
C’est au poste frontalier de Zulu Mbundu que plusieurs familles sinistrées, composées essentiellement de femmes, d’enfants et de personnes âgées, ont trouvé refuge. Ces ressortissants brazzavillois fuient les représailles, l’insécurité et les violences liées à ces conflits armés.
Une situation humanitaire préoccupante

Sans logements, sans nourriture suffisante ni médicaments, ces réfugiés vivent dans une extrême vulnérabilité. En attendant l’intervention du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’administrateur du territoire de Luozi ad intérim, Célestin Lusiama, a lancé un SOS humanitaire.
« La population sinistrée venue de la République sœur du Congo-Brazzaville a besoin d’un logement, de la nourriture et d’une protection pour vivre en paix, en attendant l’accalmie de la situation sécuritaire dans leurs villages », a-t-il déclaré.
Un appel à la solidarité locale
L’autorité territoriale a également appelé la population locale à faire preuve de solidarité : « En attendant l’intervention des autorités provinciales et nationales, nous, habitants de Luozi et du secteur de Balari, sommes appelés à la solidarité et à la protection de nos invités », a ajouté Célestin Lusiama.
588 réfugiés officiellement enregistrés
Au total, 588 réfugiés ont été enregistrés le mercredi 14 janvier 2026 par les services de la Direction générale de migration (DGM) au poste frontalier de Zulu Mbundu. L’ensemble des services de sécurité a été mobilisé afin d’identifier les déplacés et d’assurer leur encadrement.
Une inquiétude croissante dans la population
Pour Eugène Nkanza, président du Rassemblement des forces vives de Luozi, la situation devient préoccupante : « Nous observons un afflux continu de ressortissants brazzavillois traversant la frontière avec leurs familles. Cette situation est de plus en plus inquiétante », a-t-il souligné.
Les autorités provinciales à pied d’œuvre
Selon des sources concordantes, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et de transmettre un rapport aux autorités compétentes.
Mfumu DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET
