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Négation de  la guerre en RDC : L’IGF Alingete attendu à l’Assemblée nationale !

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« Soyez-en rassurés, il n’y a pas la guerre au Congo, il n’y a pas d’insécurité au Congo. Nous regardons la guerre à la télévision. C’est une situation à plus de 2 milles kilomètres des institutions ». Tel est l’extrait des propos tenus récemment par Jules Alingete, chef de service de l’inspection générale des Finances (IGF) devant les investisseurs américains à Houston.

« Choqués » par ces propos voilant le malheur et la misère des Congolais, en général, et particulièrement ceux de l’Est de la RDC, le député national Jackson Ausse a interpellé l’Assemblée nationale.

Cet élu d’Irumu en Ituri rappelle que les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu sont, depuis bientôt une année, en état de siège suite à l’insécurité aiguë que traversent la zone, et considère Jules Alingete comme un « compatriote vivant en dehors de la RDC » et cherchant à plaire aux investisseurs qui « malheureusement sont bien informés de la RDC ».

Conscient que la guerre en RDC ayant environ 1 million de victimes et plus de 5.5 millions de déplacés, cela pendant plus de deux décennies, cet ancien rapporteur de l’Assemblée nationale ne décolère pas.

« Monsieur l’inspecteur général des Finances, chef de service, tout en ignorant l’élargissement de votre compétence des finances publiques à l’ambassadeur et ou le porte-parole du gouvernement de la RDC sur les questions sécuritaires auprès des investisseurs étrangers et au vu de remous national créé par vos affirmations, nous vous adressons la présente interpellation pour que la population, à travers l’Assemblée nationale soit fixée sur votre vérité unique qui échappe au commun de mortel », écrit-il dans ce document adressé en copie au président de l’Assemblée nationale.

Notons que les affirmations de l’inspecteur de l’IGF ont suscité des réactions tant dans la classe sociale que politique à l’Est de la RDC. Les bureaux des coordinations de la Convention pour le respect des droits de l’homme Mambasa et Irumu ont donné un ultimatum de 48 heures à Jules Alingete pour retirer ses propos, en défaut d’entreprendre d’autres actions.

Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET

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Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

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La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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