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51ème assemblée plénière de la SADC-PF:  Vers une loi pour encadrer la gestion des finances publiques

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Les classements relatifs aux indices de démocratie et de gouvernance, notamment les indices EIU et Mo Ibrahim, publiés dans le monde entier démontrent que la région de la SADC est aux prises avec des problèmes de corruption, fraude, népotisme, clientélisme. Tous ont pour racine commune : la manière dont les finances publiques ont été gérées au cours des dernières années.

L’élaboration d’une loi type sur la gestion des finances publiques, tombe à point nommé selon la soixantaine de participants à la session du comité permanent de la SADC-PF et du Caucus Parlementaire Régional des Femmes qui se tient du 22 avril au 3 mai 2022 à Johannesburg(Afrique du Sud). Celle-ci se tient en prévision de la 51e assemblée plénière de la SADC-PF accueillie par le parlement du Malawi. Cette loi type est une ambition convoitée par la SADC-PF qui reste à ce jour inégalée, étant donné qu’elle est la première loi type de ce genre au monde.

La session d’ouverture, ce 28 avril 2022, a été marquée par les allocutions de Boemo M. Sekgoma, secrétaire générale de la SADC PF. Ce dernier a rappelé le contexte de rédaction de cette loi qui est un draft émanent de l’harmonisation des lois des différents pays membres de cette organisation régionale qui se sont réunis du 8 février au 6 avril dernier. Ce sont des parlementaires, banquiers, policiers, auditeurs, comptables et autres qui ont reconnu l’importance de cette loi qui devra aider les pays dans leurs processus de développement.

Invité d’honneur de ces travaux, Situmbeko Musokotwane, ministre des Finances de la République de Zambie, a martelé sur l’implication citoyenne dans la problématique de la gestion en toute transparence des finances publiques, et rassuré sur l’implication de son pays, la Zambie, dans l’élaboration des processus budgétaires. Il a encouragé les participants a enrichir cette loi par leurs amendements. Celle-ci sera un impulseur de développement non seulement pour les pays membres mais aussi pour l’ensemble du continent. Il a, en outre, recommandé d’abord la protection des lanceurs d’alerte qui jouent un rôle important dans la lutte contre l’hémorragie financière et, ensuite, le vote des lois dans les pays qui n’en ont pas et l’application de ces lois dans les pays qui les ont déjà votés.

Jerónima Agostinho, membre du Comité exécutif,a, pour sa part, remercié les participants venus des 15 pays membres de la SADC à savoir l’Angola, le Botswana, la République Démocratique du Congo, le Lesotho, le Madagascar, l’Eswatini, le Malawi, l’île Maurice, le Mozambique, la Namibie, l’Afrique du Sud, les îles Seychelles , la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe, en encourageant les uns et les autres à promouvoir le développement des pays de la région.

Les participants ont été unanimes sur l’importance de la redevabilité qui permettra de lutter contre le flux illicite et l’hémorragie financière qui gangrènent la région de la SADC.

Situmbeko Musokotwane, ministre des Finances de la République de Zambie, a martelé sur l’implication citoyenne dans la problématique de la gestion en toute transparence des finances publiques, et rassuré sur l’implication de la SADC dans l’élaboration des processus budgétaires.

Il a, en outre, été recommandé d’abord la protection des lanceurs d’alerte qui jouent un rôle important dans la lutte contre l’hémorragie financière et ensuite le vote des lois dans les pays qui n’en ont pas et l’application de ces lois dans les pays qui les ont déjà votés.

Daniel Greenberg, rédacteur juridique, s’est, quant à lui, appesanti sur plusieurs thèmes dont les Fonds publics, le contrôle parlementaire, le budget national, les emprunts publics, la passation des marchés publics et l’utilisation des ressources publiques, les malversations financières, le mauvais usage et mauvaise administration, les cryptomonnaies et dispositions de cette loi applicables aux gouvernements d’Etat.

Notons que l’objectif central de la session du Comité sera donc de se concentrer sur la nécessité d’une réforme de la gestion des finances publiques, la loi type étant présentée comme un moyen de faciliter les efforts parlementaires pour des mesures progressives.

Bibiche Muzeke/CONGOPROFOND.NET


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Nord-Kivu/Ituri : Sama Lukonde relève les différents points saillants de sa mission de suivi et évaluation de l’état de siège

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Arrivé à la fin de sa tournée de suivi et évaluation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a dressé, vendredi 23 septembre 2022, dans la soirée, avant de quitter Goma, le bilan de ses activités dans cette partie du territoire national, où il a été, non seulement pour évaluer la mise en œuvre de l’état de siège, mais aussi pour être aux côtés des familles endeuillées et celles déplacées à la suite des atrocités commises par les forces négatives, dont les ADF et les terroristes du M23 soutenus par le Rwanda.

Résumant sa mission officielle dans les deux provinces en état de siège, le Premier Ministre s’est exprimé en ces termes :

 

« Tout d’abord, je voudrais revenir sur l’annonce que j’ai faite lorsque je suis arrivé ici, à Goma, dans la province du Nord-Kivu. J’ai mentionné que nous étions là, à la suite de la demande de l’autorité suprême de venir faire une évaluation. Comme vous savez, la paix et la sécurité dans cette partie du pays, sont très chères à Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Nous avons entamé cette tournée depuis quelques jours, ici à l’Est de la République démocratique du Congo, en commençant par l’Ituri, où nous avons eu d’abord un Conseil de sécurité, puis des échanges avec toutes les forces vives. Cela nous a permis d’avoir un aperçu clair à ce niveau-là, des travaux qui doivent se faire surtout dans la sensibilisation, les discussions intracommunautaires, qui vont déboucher finalement sur des discussions intercommunautaires. Ça, c’est pour la province de l’Ituri. Et, le combat qui doit continuer à se faire en ce qui concerne les ADF, qui continuent à endeuiller nos populations ».

 

A Goma, tout comme à Bunia, cette tournée était l’occasion, pour le chef du gouvernement, de discuter aussi avec toutes les forces vives en vue d’avoir leur ressenti et mieux orienter l’action Gouvernementale pour le mieux-être de la population de ces terroirs.

 

 » Ici, dans la province du Nord-Kivu, comme nous l’avions fait aussi d’ailleurs dans l’Ituri, nous avons annoncé que nous venions pour d’abord, être aux côtés de ces familles qui sont endeuillées, être aux côtés de ces familles qui sont déplacées. Vous connaissez cette situation que nous avons dans le Rutshuru. A Bunagana, nous avons ces familles des déplacés, qui sont d’ailleurs rentrées par patriotisme et qui ont besoin de l’assistance humanitaire. Nous avons promis d’être vraiment à leurs côtés. Ensuite, nous avons eu aussi, ici, un Conseil de sécurité, où l’état de la province nous a été donné. C’était l’occasion aussi de discuter avec toutes les forces vives et avoir leur ressenti que cela puisse mieux orienter notre action. Donc, sur les points saillants, nous avons reçu cette revendication, qui avait été faite par rapport à la Monusco. Nous avons discuté avec les mouvements citoyens, avec la société civile. Nous avons fait appel à leur sens de responsabilité, en disant que la constitution garantit toute forme de revendication, mais la constitution garantit aussi le droit à la vie. Et que c’est important, pour nous, en tant qu’autorités, qui avons la responsabilité justement de la protection des biens et des personnes, que nous soyions toujours au fait en termes de responsabilité. Nous avons eu a déplorer récemment dans le cadre de ces revendications, demandant le retrait de la Monusco, à regretter, à déplorer des morts. Nous ne voulons plus voir cela arriver. Et donc, c’était vraiment une demande de responsabilité pour qu’on s’assure que nous épargnons des vies. Nous sommes déjà dans une situation sécuritaire difficile. Il faut concentrer nos forces là où nous avons véritablement ces forces négatives, cette agression que nous avons, qui est activée par le Rwanda. C’est là que nous devons mettre l’énergie. Ça, c’était l’un des premiers faits saillants qui a été dans nos échanges. Ensuite, nous avons échangé sur d’autres questions qui préoccupent la population, notamment la sécurité, le banditisme, et nous assurer qu’avec les autorités militaires, nous puissions adresser ces questions surtout autour des questions des tracasseries qui ont été mentionnées. Nous estimons que nous, en tant qu’autorités, nous devons suivre ce que la population nous dit et travailler dans le sens de lui garantir son bien-être. C’est une population, qui n’a que trop souffert. Et donc, nous sommes très sensibles aux messages qui nous sont donnés », a-t-il ajouté.

 

Sensible aux demandes de la population, le chef du gouvernement a instruit le gouverneur militaire du Nord-Kivu à trouver, de commun accord avec le Conseil provincial de sécurité, le moyen de lever le couvre-feu dans la ville de Goma.

 

 » Nous avons eu aussi cette demande qui a été faite particulièrement pour la ville de Goma, en ce qui concerne les restrictions en termes de déplacements. Et nous avons discuté avec le gouverneur militaire et donner une indication pour qu’il puisse très vite réunir le Conseil de sécurité et voir les modalités de lever le couvre-feu, tel que c’est vécu actuellement dans la ville de Bunia, tout en garantissant la sécurité des personnes. C’est un peu en résumé, ce qu’ont été nos échanges du point de vue des points saillants. Donc, c’est un travail qui va se faire et être annoncé très rapidement. Pour les autres questions purement sécuritaires et d’opérations militaires, nous réservons la primeur à Son Excellence Monsieur le Président de la République en termes de présentation du rapport, pour qu’il puisse nous donner des orientations. Nous sommes arrivés au terme de cette visite. Et nous remercions la province et tous ses fils et filles qui nous ont accueillis », a conclu le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde.

 

 

Cellule de communication de la Primature


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