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Analyses et points de vue

De la vision à la réalité du soft Power

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L’établissement et la renaissance du soft power en République Démocratique du Congo constituent un impératif incontestable pour l’avènement d’une nouvelle ère marquée par l’influence culturelle, politique et économique sur la scène mondiale.

Toutefois, matérialiser cette ambition nécessite une approche novatrice et audacieuse, loin des sentiers battus. Voici comment la RDC pourrait concrétiser cette renaissance.

Premièrement, la valorisation de sa richesse culturelle et artistique devrait être au cœur de cette entreprise. En encourageant la création artistique et en investissant dans la promotion de ses talents locaux, la RDC peut projeter une image vibrante et créative, capable de captiver l’attention à l’échelle internationale. Les arts, la musique, le cinéma et la littérature congolaise représentent des atouts majeurs pour asseoir une influence culturelle durable.

Deuxièmement, la diplomatie congolaise doit se réinventer. En adoptant une approche proactive et visionnaire, la RDC peut jouer un rôle de leader sur les questions africaines et mondiales. En s’impliquant dans la médiation des conflits régionaux, en promouvant le commerce équitable et en défendant les droits de l’homme, le pays peut se forger une réputation de partenaire fiable et engagé, renforçant ainsi son influence sur la scène internationale.

Troisièmement, l’investissement dans l’éducation et l’innovation constitue un pilier essentiel pour façonner un soft power durable. En favorisant l’accès à une éducation de qualité, en encourageant la recherche scientifique et technologique, la RDC peut se positionner comme un acteur majeur dans la quête de solutions innovantes aux défis mondiaux, tout en formant une population compétente et adaptable, prête à relever les défis du futur.

Enfin, la lutte contre la corruption et la promotion d’une gouvernance transparente sont des préalables indispensables à l’établissement d’un soft power crédible. En renforçant les institutions, en garantissant l’indépendance de la justice et en favorisant la transparence dans la gestion des affaires publiques, la RDC peut gagner la confiance des partenaires internationaux et des investisseurs, jetant ainsi les bases d’une influence économique solide et éthique.

En somme, la matérialisation de la renaissance du soft power en RDC exige une vision globale, des actions concrètes et une détermination inébranlable à rompre avec les modèles du passé. En s’appuyant sur ses atouts culturels, en redéfinissant sa diplomatie, en investissant dans l’éducation et l’innovation, et en promouvant une gouvernance exemplaire, la RDC peut s’affirmer comme un acteur incontournable, porteur d’une influence positive et constructive sur la scène mondiale.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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