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Culture:Le livre « Kinshasa, mon village » de Marco Banguli, porté sur les fonts baptismaux
« Kinshasa, mon village », c’est l’intitulé du livre qui a été porté sur les fonts baptismaux, ce jeudi 03 mars 2022, au Roméo Golf dans la commune de la Gombe.
La cérémonie du vernissage de ce livre, écrit par Marco Banguli, ancien ministre des finances et préfacé par feu le Cardinal Laurent Mosengwo Pasinya, a été présidée par Léon Kengo Wa Dondo, ancien Premier-ministre et aussi ancien Président du sénat, lui qui a guidé les premiers pas de Marco Banguli en politique.
C’est le D.G de l’Institut ‘national des arts, le professeur André Yoka qui a présenté l’auteur, avant d’expliquer ce terme kinois selon le degré des préjugés des uns et des autres.
Il a également expliqué la passion qui a animé l’auteur à écrire sur son village » Kinshasa « , lui qui s’est donné un modèle dans sa propre carrière et sa propre vie.
Ainsi, Marco Banguli a fait savoir qu’aujourd’hui, le village de ses ancêtres Teke Humbu, est devenu une mégalopole de près de 15 millions d’âmes en sa présence en 60 ans, alors qu’à l’indépendance, il y avait à peine 400.000 à Léopoldville et près de 1 millions en 1970. « Je ne reconnais plus mon village », dit-il.
Faisant allusion au titre, l’auteur s’est offert un prisme au travers duquel il invite le lecteur à découvrir Kinshasa.
Il raconte donc sa vie, son parcours personnel depuis l’enfance, sa vie professionnelle, sa vie de businessman et sa pérégrination dans les méandres du marigot politique de notre pays.
« Je propose une définition de » Kinois » qui est tout congolais qui a des racines dans un quartier de Léopoldville devenue Kinshasa, soit parce qu’il est Teke-Humbu , soit par naissance, soit par résidence parce qu’il a choisit Kinshasa comme sa province, non seulement comme la capitale », a relevé Marco Banguli, qui poursuit qu’être kinois c’est aussi un état d’esprit, qu’il faut transformer de kinoiserie en kinoicité.
« Vouloir reconstruire au lieu de laisser notre ville se dépérir, combattre les antivaleurs incarnées dans la kinoiserie, ce comportement indolent qui fait de nous des AMUSEURS éternels », renchérit l’auteur.
Aux jeunes kinois, l’orateur a fait un plaidoyer et un éloge à la kinoicité.
Pour lui, Kinshasa a besoin d’un leadership fort pour ce combat politique de l’identité kinoise et pour combattre les antivaleurs incarnées dans la kinoiserie.
« Je lance un message d’espoir et d’espérance », lâche l’ancien ministre des finances.
Mais à la classe politique, il lance une interpellation à notre devoir de mémoire.
» Beaucoup d’illustres personnages de notre pays disparaissent sans rien laisser à la postérité , alors que leurs écrits auraient permis une meilleure lecture et connaissance des événements qui ont émaillé l’histoire de notre pays et ainsi faire éviter aux jeunes générations les échecs des expériences du passé « .
Épinglant deux personnalités dans la classe politique congolaise qui peuvent constituer des repères d’espoir pour les jeunes générations , l’auteur a cité feu Étienne Tshisekedi Wa Mulumba pour son combat, sa détermination, son abnégation dans l’instauration de la démocratie en RDC.
Aussi, Léon Kengo pour sa passion de l’État, la rigueur dans la gestion des affaires de l’État sans état d’âme, et sans vénalité.
Pepeco Kinzala Nkuka/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
