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RDC : ARCA et IGF en mission conjointe d’imposition du respect de la Loi sur les Assurances
Sur instruction du ministre des Finances, Nicolas Kazadi Kadima Nzuji, l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances ( ARCA) et l’Inspection Générale des Finances (IGF) ont tenu une séance de travail, ce vendredi 4 mars 2022 à l’IGF, afin d’examiner les voies de faire respecter la Loi sur les Assurances, particulièrement dans le volet de paiement des primes d’assurance en RDC.
L’hôte du directeur général de l’ARCA, Alain Kaninda, l’inspecteur général chef de service Jules Alingete Key a fait savoir à la presse qu’ils ont eu une séance de travail à la demande du ministre des Finances pour voir comment sa structure peut s’impliquer pour imposer le respect de la Loi sur les assurances dans notre pays. « ...Parce qu’il se constate de plus en plus une évasion des primes d’assurances qui privent notre économie des moyens financiers importants et le gouvernement des recettes fiscales », a-t-il précisé. » Voilà pourquoi nous nous sommes convenus avec l’ARCA d’organiser une mission conjointe dans les tout prochains jours pour imposer le respect de la loi sur les assurances, particulièrement dans le volet de paiement de la prime d’assurance en RDC », a conclu le numéro 1 de l’IGF.
Quant à Alain Kaninda, il a reconnu qu’aujourd’hui le travail abattu par l’IGF dans la recherche du respect de contrôle des ressources financières de l’État est efficace. « Dans la problématique que nous avons présentée aujourd’hui, il y a une dimension des pertes financières pour l’Etat, en terme de TVA lorsque les sociétés ne respectent pas la loi. Comme le Chef de l’Etat nous avait donné cette instruction de travailler avec les services spécialisés, l’IGF nous accompagne dans ce travail de faire respecter la loi en RDC », a martelé le patron de l’ARCA.
Notons que le ministre a rappelé, dans un communiqué officiel signé le 10 février dernier, à toutes les personnes physiques et morales, les opérateurs économiques, les organisations internationales, les organisations non-gouvernementales ainsi que toutes les missions diplomatiques, que, consécutivement au communiqué officiel du 23 juin 2021 relatif au programme du Gouvernement sur l’évasion des primes d’assurance et le rappel de l’application stricte de l’article 286 de la loi N°15/005 du 17 mars 2015 portant Code des assurances, qu’il est interdit de souscrire une assurance directe à l’étranger pour un risque concernant une personne, un bien ou une responsabilité situé sur le territoire national ou auprès d’une entreprise d’assurance non agréée en République Démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kongo Central/Luozi : Le poste frontalier de Zulu Mbundu accueille 588 réfugiés venus de Brazzaville
Depuis quelques jours, le village de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central, est devenu un centre d’accueil provisoire pour des familles fuyant les violences survenues à Mindouli, dans la région du Pool, en République du Congo (Brazzaville).

À l’origine de l’exode : des affrontements armés
Les affrontements, survenus le dimanche 11 janvier 2026, ont opposé les éléments de la Garde républicaine (DGSP) aux Ninjas, fidèles au pasteur Ntoumi. Ces violences ont provoqué d’importants mouvements de populations le long de la frontière entre la RDC et le Congo-Brazzaville, particulièrement dans le secteur frontalier de Balari.
Femmes, enfants et personnes âgées parmi les réfugiés
C’est au poste frontalier de Zulu Mbundu que plusieurs familles sinistrées, composées essentiellement de femmes, d’enfants et de personnes âgées, ont trouvé refuge. Ces ressortissants brazzavillois fuient les représailles, l’insécurité et les violences liées à ces conflits armés.
Une situation humanitaire préoccupante

Sans logements, sans nourriture suffisante ni médicaments, ces réfugiés vivent dans une extrême vulnérabilité. En attendant l’intervention du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’administrateur du territoire de Luozi ad intérim, Célestin Lusiama, a lancé un SOS humanitaire.
« La population sinistrée venue de la République sœur du Congo-Brazzaville a besoin d’un logement, de la nourriture et d’une protection pour vivre en paix, en attendant l’accalmie de la situation sécuritaire dans leurs villages », a-t-il déclaré.
Un appel à la solidarité locale
L’autorité territoriale a également appelé la population locale à faire preuve de solidarité : « En attendant l’intervention des autorités provinciales et nationales, nous, habitants de Luozi et du secteur de Balari, sommes appelés à la solidarité et à la protection de nos invités », a ajouté Célestin Lusiama.
588 réfugiés officiellement enregistrés
Au total, 588 réfugiés ont été enregistrés le mercredi 14 janvier 2026 par les services de la Direction générale de migration (DGM) au poste frontalier de Zulu Mbundu. L’ensemble des services de sécurité a été mobilisé afin d’identifier les déplacés et d’assurer leur encadrement.
Une inquiétude croissante dans la population
Pour Eugène Nkanza, président du Rassemblement des forces vives de Luozi, la situation devient préoccupante : « Nous observons un afflux continu de ressortissants brazzavillois traversant la frontière avec leurs familles. Cette situation est de plus en plus inquiétante », a-t-il souligné.
Les autorités provinciales à pied d’œuvre
Selon des sources concordantes, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et de transmettre un rapport aux autorités compétentes.
Mfumu DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET
