Culture
Culture : Cheik Fita célèbre son double jubilé à Kinshasa
Le monde de la culture congolaise a rendu hommage, ce dimanche 24 novembre, à la paroisse Sainte Anne de la Gombe, une figure emblématique du secteur, Fita Fita Dibwe, connu sous le nom de Cheik Fita.
Le baobab de la littérature vit son double jubilé qui sera célébré pendant deux ans, 2024-2026.
La première célébration a commencé à Tokyo au Japon, puis à Kinshasa, capitale de RDC et se poursuivra en Europe.
En 2024, il fête ses 70 ans d’âge et célèbre ses 50 années de carrière littéraire et théâtrale riche et prolifique.

La journée d’anniversaire a débuté avec une messe solennelle d’action de grâce organisée en son honneur, à la paroisse Sainte Anne, d’où, trois de ses amis de lutte entre autre, Abée Mpundu, Modeste Bahati Lukwebo et Paul Nsapu, l’ont témoigné et présenté leurs vœux.

Puis, la cérémonie s’est poursuivie avec la visite de l’exposition des œuvres de l’auteur et dédicace livres.

« L’Abée Mpundu, Modeste Bahati et Paul Nsapu sont des gens avec qui nous avons commencé le combat de la démocratie avant les années 90. Nous nous sommes retrouvés à la conférence souveraine, au parlement et Ils sont restés droit, voilà nous sommes à la sève du combat de la démocratie », explique Cheik Fita.
Pour l’auteur, il n’a reçu aucune motivation pour écrire. Il considère cela comme un talent et un don.
« Plusieurs n’ont pas le courage d’exploiter le don que Dieu place en eux mais moi je l’ai exploité », poursuit-il.
« Durant deux ans à Kinshasa, on montera des spectacles et la RTNC a accepté de diffuser mes théâtres classiques. Nous ferons la compagne et je reste ouvert à tout le monde pour ce projet », précise Cheik.
Et l’auteur clos : « Je suis très fier de mon parcours au sens que j’ai monté une trentaine des pièces de théâtres, écrit une vingtaine livres ».

Né en 1954 à Shinkolobwe, à Likasi dans le Haut-Katanga, Cheik Fita est dramaturge, philosophe, metteur en scène et journaliste, avec plus de trente pièces et vingt ouvrages à son actif.
Depuis ses débuts en 1974, son œuvre a traversé les frontières, marquant les esprits au-delà du Congo pour résonner jusqu’en Europe et en Asie. Éditeur et journaliste, il anime le blog Cheik FITA Newset dirige le mensuel « Congolais de Belgique Magazine ».
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
