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États généraux des musées : Vers l’élaboration d’une stratégie nationale pour une bonne gestion du secteur

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Les rideaux des états généraux des musées de la RDC sont tombés le vendredi 22 novembre dernier. Organisés au Musée national de la RDC (IMNC) à Kinshasa, leurs objectifs étaient, entre autres, d’aboutir à l’élaboration d’une stratégie nationale pour une meilleure gestion de ce secteur avec des orientations spécifiques.

Ces stratégies à mettre en œuvre pour le développement des musées en RDC sont considérées comme des pistes et seront formulées à partir d’une profonde réflexion des recommandations des participants à ces assises.

Pour le directeur général ad intérim de l’IMNC, Simon Siala Siala, “ces assises ont constitué un moment de formation, d’apprentissage, de discussion sur les réels problèmes auxquels les musées et l’IMNC font face”.

Il a loué les efforts remarquables de tous ses collaborateurs et exprimé sa gratitude au partenaire UNESCO pour sa collaboration qui sera toujours sollicitée au moment voulu. “C’est la fin de ces échanges mais pas de notre collaboration. Très prochainement, nous allons frapper à la porte pour que nous puissions commencer des différentes séances de renforcement de capacités et d’élaboration des projets”, a-t-il déclaré.

Ces assises ont réuni, du 16 au 22 novembre, les membres du cabinet du ministère de la Culture, Arts et Patrimoine, les experts et acteurs clés du secteur qui diagnostiquent les maux gangrenant le fonctionnement des musées et son opérationnalisation à travers le pays.

En guise de réplique, le Bureau l’Unesco à Kinshasa, représentée par Augustin Bikale, a réitéré son engagement et rassuré son accompagnement à l’IMNC dans l’application “des actions concrètes pour développer le réseau muséal en RDC et rendre les institutions de cette tutelle plus efficaces et accessibles à tous”.

L’Unesco s’est réjoui des recommandations formulées par les participants à cet atelier et particulièrement axée sur la politique nationale du secteur muséal en RDC.

Nous espérons que l’IMNC soit doté des infrastructures susceptibles de conserver selon les normes des collections. Nous faisons également le plaidoyer pour que cette institution soit dotée des moyens nécessaires pour appliquer sa politique afin d’amener la culture vers le public et vice-versa”, a souhaité Augustin Bikale.

De son côté, Alia Elesse Bwala, Conseillère de Yolande Elebe, ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, a fait savoir la quintessence et la nécessité de la politique nationale des musées en RDC.

La politique d’un musée consiste non seulement à protéger l’œuvre patrimoniale mais aussi à essayer de l’enrichir et la diffuser dans le cadre d’une politique culturelle juste, adaptée aux besoins et aux demandes”, a-t-elle déclaré.

À l’en croire, ces états généraux ont permis la discussion sur les défis du secteur qui seront relevés avec toutes les parties prenantes avec la participation et le soutien assurés du ministère de la Culture.

Ont pris part à ce forum, entre autres, les membres du cabinet du ministère de la Culture, les experts et acteurs clés du secteur qui diagnostiquent les maux gangrenant le fonctionnement des musées et son opérationnalisation à travers le pays.

Les échanges entre ces parties prenantes se sont attelés sur des problématiques relatives à l’état des lieux des musées sur l’ensemble du pays, l’état de conservation, de collection des musées dans les provinces, la situation de la formation du personnel, la sécurité, le renforcement de capacités du personnel, la précarité des emplois, l’insalubrité financière des institutions et bien d’autres sujets.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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