Société
Crise de l’Est : Les politiciens du tweet toujours actifs !
Un pays où, faute de mobiliser ou de convaincre ses compatriotes, on fait de la politique en tweetant à tout va ; où, à défaut d’appeler ouvertement au meurtre de celui qui dérange, on se contente de souhaiter que le Rwanda se charge du sale boulot de l’éliminer du champ politique…
Ainsi va la république démocratique du Congo. Ce pays de l’ailleurs, où l’hypocrisie fait office de talent national, où les élites, chaque jour, tentent pathétiquement de réinventer la roue en remettant en cause tout et son contraire, en insultant copieusement le chef de l’Etat sous le couvert de l’exercice de la liberté d’opinion.
Un pays où les réseaux sociaux ont été transformés en salles de spectacles où se déclinent des projets de société toujours plus loufoques, en mode d’attaques en dessous de la ceinture et d’appels plus ou moins assumés au meurtre.
*Professionnels du tweet*
A l’image, notamment, de ces prétendues révélations qui ont fait les choux gras de certains salons politiques de Kinshasa. Selon ces révélations, Félix Tshisekedi aurait eu le pouvoir au détour de quelques conciliabules secrets à Kingakati, mais aussi et surtout des accords signés (où et quand ?) avec Paul Kagame. Le même qui, apprenant en janvier 2019 que la cour constitutionnelle congolaise allait publier les résultats définitifs de l’élection présidentielle, s’était empressé en sa qualité de président en exercice de l’Union Africaine, de demander sans l’obtenir la suspension de la publication et, face à ce refus, avait boudé la cérémonie d’investiture du nouveau président de la république.
Du coup, ce retour en grâces d’un vieux serpent de mer, de ce monstre de Loch Ness dont tout le monde parle mais que personne n’a jamais vu. A l’image, également, de ces prétendus engagements signés en catimini à Kingakati, en son temps brandis par les ténors du FCC pour bloquer le détricotage de la coalition FCC-CACH mais que personne n’a jamais vus jusqu’à ce jour alors que l’on s’approche de la fin du mandat.
Trahisons, intimidations, menaces… pour protéger les avantages acquis ou s’en procurer illicitement d’autres, tel est le mode opératoire de nos leaders politiques, dont les Congolais dans leur naïveté sont supposés ne pas saisir les sournoises intentions.
Pourrait-on, un jour, faire la politique différemment dans ce pays et disposer d’un nouveau type de leaders ? Le déboulonnage de la dictature annoncé par Félix Antoine Tshisekedi n’est malheureusement pas allé jusqu’à couper des têtes pour les faire rouler définitivement dans la poussière. Ou à remplir les prisons de toutes ces idoles de la maffia et du hold-up permanent. Dommage.
T.M.B./L’HORIZON