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Fondation Internationale Religions et Sociétés : Le « Pacte éducatif » au cœur d’un Symposium international à l’UCC 

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La Fondation Internationale Religions et Sociétés, en collaboration avec l’Université Catholique du Congo (UCC), organise à Kinshasa, du jeudi 03 au samedi 05 novembre 2022, un Symposium international sur le thème  » Pacte éducatif africain : pour une concrétisation africaine du projet du Pape François « . Il s’agit d’un grand moment de réflexions de haute portée scientifique qui réunit à Kinshasa la crème intellectuelle et les plus hauts responsables de l’Eglise Catholique de quatre coins du globe. L’Université Catholique du Congo a servi de cadre pour accueillir toutes ces éminentes personnalités du monde religieux et scientifique, précisément au sein de son campus de Limete et ce, sous la bénédiction de l’Eglise de la République Démocratique du Congo qui en a pris l’engagement.

En effet, hormis les hommes de sciences et étudiants, plusieurs invités prennent part à ces assises, notamment les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques.

Du côté des Pères Évêques, l’on a noté la présence du Nonce apostolique de la RDC, Mgr Ettore Balestrero; du Nonce apostolique auprès de l’Union africaine à Addis Abeba, Mgr Antoine Camilleri; de Messeigneurs Ignacio Saure, Évêque de Luampula et Président de la Conférence épiscopale de Mozambique; Nestor Désiré Nongo Aziagbia, Évêque de Bossangoa et Président de la Conférence épiscopale de la RCA; Philippe Rukamba, Évêque de Butare et Président de la Conférence Episcopale du Rwanda; Flavian Matindi Kassala, Évêque de Geita et Vice-président de la Conférence Episcopale de Tanzanie; Juan Domingo-Beka Esono Ayang, Évêque auxiliaire de Mongomo et Président de la Conférence Episcopale de Guinée Équatoriale.

Néanmoins, cette liste n’est pas exhaustive. Plusieurs autres responsables ont été annoncés et sont programmés pour intervenir pendant ces trois jours de travaux.

C’est le cas de Mgr Vincenzo Angelo Zani, Archivistes et Bibliothécaire de l’Eglise; Mgr Andrew Nkea, Archevêque de Bamenda; Mgr Johan Bonny, Évêque d’Anvers, etc.

Au niveau local, l’on a noté la présence de Son Eminence Fridolin Cardinal Ambongo, Archevêque métropolitain de l’archidiocèse de Kinshasa; de Monseigneur Marcel Utembi, Archevêque de Kisangani et Président de la Conférence Episcopale nationale du Congo et Grand Chancelier de l’UCC.

La première journée du jeudi 03 octobre 2022 a commencé par une célébration eucharistique à la paroisse ST Raphaël de Limete, présidée par le Nonce apostolique. A l’issue de cette solennité, le Recteur de l’UCC, le professeur Abbé Léonard Santedi Kinkupu, se confiant à la presse, a déclaré :  » Nous rendons grâce à Dieu pour cette belle célébration eucharistique. Il était tout donné de commencer par l’Eucharistie pour confier au Seigneur ces grands travaux qui s’ouvrent. Nous pouvons nous réjouir avec le Seigneur et pensons que nous allons arriver à un bon résultat « .

Notons que plusieurs allocutions ont marqué la cérémonie d’ouverture des travaux, dans l’amphithéâtre de cette université.

Il s’agit d’abord du mot de bienvenue de l’abbé Recteur, ensuite des mots du Nonce apostolique de la RDC, du Président de la Conférence Episcopale du Congo; du co-président Sud de la Fondation Internationale Religions et Sociétés, Mgr Rukamba.

C’est le Cardinal Fridolin Ambongo qui a ouvert les assises, avant que le Secrétaire Général de la Fondation, Jean-Paul Niyigena, prenne la parole.

Une conférence inaugurale sur le thème  » L’ecclésialité au profit de nos peuples : vers un pacte éducatif africain « , a été donnée par Monseigneur Marcel Utembi, avant la pause-repas.

Pour rappel, soulignons que c’est à la suite de la demande du Pape François, de répenser un nouveau Pacte éducatif dont l’Afrique a besoin pour son épanouissement, que ces travaux sont organisés.

Dans son allocution, l’Evêque de Butare et Président de la Conférence Épiscopale du Rwanda, Mgr Rukamba, a souligné que :  » Ce symposium international va permettre aux différentes Églises d’Afrique de s’imprégner des richesses du Pacte éducatif global pour une orientation récente et majeure « .

De son côté, le Cardinal Fridolin Ambongo précise que :  » le thème choisi pour ce symposium est d’une importance pour l’Eglise Universelle et pour l’avenir de l’humanité en général, et pour celui du continent africain en particulier « .

En effet, ajoute-t-il :  » le pacte éducatif mondial promu par Sa Sainteté le Pape François, est un plaidoyer pour la vie de l’humanité à travers la recherche d’une unité universelle qui n’admet aucune distinction, ni de race, ni de culture « .

A l’occasion de cette séance inaugurale, un tableau sombre a été dressé pour l’Afrique par tous ces intervenants ci-hauts cités. Tous affirment que l’Afrique est émaillée de guerres interminables qui ne disent leur nom, du tribalisme, de la corruption, de la megestion, bref l’Afrique patauge.

Ce pacte, dit le Cardinal Fridolin Ambongo, repose essentiellement sur la revisitation de l’éducation de la jeunesse et des générations futures et ce, à la suite d’un triste constat de la dégradation de l’éducation et des moeurs dans notre société.

C’est pourquoi, pour reprendre le discours du Recteur de l’UCC, l’abbé Léonard Santedi Kinkupu, le Souverain Pontife pense que l’éducation est un grand laboratoire d’humanisation. C’est par elle qu’on forme les citoyens, qu’on forme une nation.

Le Prix Nobel de la paix, Nelson Mandela, soutient toujours le Recteur Santedi, avait dit :  » l’éducation c’est l’arme la plus puissante pour transformer une société « .

Le pacte africain qui sortira de ces assises a donc vocation de déterminer le type d’éducation à donner aux africains. Il répondra aux questions comment former ? Qui former et dans quelle perspective ? Évidemment pour un avenir meilleur de l’Afrique.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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