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Crise à l’UDPS: Le député Anaclet Kabeya refuse de cautionner la déstabilisation du parti et jure rester fidèle aux décisions du chef de l’État
Dans une mise au point rendue publique ce dimanche 23 janvier, le cabinet du député national Anaclet Kabeya a élevé la voix pour réagir à une vidéo circulant sur les réseaux sociaux et l’accusant d’avoir pris 25.000$ pour prendre distance avec l’UDPS.
A cet effet, le deputé Anaclet Kabeya a pris l’option de porter à la connaissance de l’opinion publique et des combattantes et combattants de l’Udps qu’il reste soumis à la discipline du parti et s’inclinera à toute décision qui sera prise par le président de la République Démocratique du Congo.
Toutefois, cet élu du peuple déclare avoir signé la déclaration des 32 députés nationaux de l’UDPS, en date du 18 janvier 2022, portant sur le soutien indéfectible au président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi pour la réussite de son mandat et la conquête d’un deuxième quinquennat.
Pour l’heure, Anaclet Kabeya focalise son attention sur sa démarche à l’Assemblée nationale qui vise l’interpellation du DG TSHISOLA de la Sodimico pour la relance de cette entreprise de l’État. » Je n’ai pas pris langue avec une tierce personne pour la déstabilisation et la destruction de l’Udps/Tshisekedi », a-t-il insisté.
Pour finir, l’honorable Anaclet Kabeya invite les combattantes et combattants à plus de vigilance et s’unir autour de la seule vision du chef de l’État pour mettre en déroute les ennemis du parti qui multiple des intox pour salir les uns et les autres à l’instar de ce monsieur qui l’accuse faussement et sans preuve.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
