Actualité
Covid-19 : UCOFEM sensibilise dans 50 marchés de Kinshasa
L’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM), en partenariat avec le groupe Ngemba théâtre, sensibilise du 24 juin au 10 juillet, les vendeurs et vendeuses de 50 marchés ciblés dans la ville province Kinshasa contre la propagation de la covid-19. Une opération réalisée avec succès grâce à la collaboration des radios sans fréquence situées dans chaque marché.
Il convient de noter que depuis l’avènement du coronavirus, malgré le nombre des décès et personnes contaminées enregistrés jusqu’ici en Republique Démocratique du congo, beaucoup pensent encore que cette maladie est une affabulation.

D’autres vont même jusqu’à dire que c’est une manigance du gouvernement pour se faire de l’argent, vu que l’OMS avait promis une enveloppe pour soutenir les pays touchés par cette pandémie.
Face à cette intoxication qui installe des doutes dans le chef des Congolais, l’UCOFEM et ses partenaires ont décidé de sensibiliser d’abord dans les marchés de Kinshasa car ce sont des endroits les plus fréquentés.
Pendant cet exercice, les membres de L’UCOFEM ont juste rappelé les gestes barrières et règles d’hygiènes édictées par les autorités sanitaires, tout en insistant sur le fait de se protéger et de protéger ses proches.

Quant aux sceptiques qui continuent à croire que la maladie n’existe pas, néanmoins ils portent des masques pour ne pas tomber entre les mains de la police. Une chose est sûre, le port du masque étant primordial dans la prévention de la covid19, ceux qui les portes, soit disant, par peur des amendes, contribuent d’une manière ou d’une autre au respect des gestes barrières, a-t-on constaté.
En lançant cette campagne de sensibilisation, l’UCOFEM voulait à tout prix faire voir aux vendeurs et vendeuses du marché Kapela la gravité de la maladie à coronavirus.
Mission accomplie, car après les explications fournies par les membres de l’UCOFEM, certains ont changé d’avis et ont promis de faire plus attention en ce qui concerne covid19.
“Les gens ne devraient pas attendre que les membres de leurs familles meurent pour enfin croire en l’existence de ce virus. Les gestes barrières sont de rigueur pour se protéger et protéger ses proches. Le lavage des mains avec du savon et autres gestes sont indispensables pour le bien être de tous”, a déclaré le Pasteur Mboyo, propriétaire de la radio sans fréquence de Kapela.
Quelques masques fait à la main et gels désinfectants ont été remis à ceux qui n’en avaient pas pour les encourager à respecter les gestes barrières.
Sachez qu’à ce jour plus de 10 marchés ciblés par l’UCOFEM ont déjà été sensibilisés.
Elda ALONG/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
