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Covid-19 : les Kinois ont peur de l’amende de la Police  

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Pas une seule personne sans masque sur la Place Victoire en plein centre de Kinshasa. Passagers, taximoto, chauffeur de bus et taxis, vendeurs embulants, policiers et autres ont chacun un masque au visage.

La loi est dure, c’est la loi, dit-on. Les Kinois se sont réveillés, le mardi 28 juillet 2020, avec une autre façon de voir les choses. Même ceux qui ne croient pas à l’existence de Coronavirus en RDC portent desormais les masques, pour ne pas tomber entre les mains de la Police.

Pour n’avoir pas porté son masque comme il le faut, Filston, jeune garçon vivant avec handicap, a été interpellé par deux policiers qui avaient sur eux des masques. A cause de son état, il a été relaxé 5 minutes après, avec son masque bien couvert du nez au menton.

Filston a peut-être eu la grâce de tomber sur des policiers compréhensifs. Ce n’est pas le cas de Serge, brutalisé par un policier pour non respect de port du masque sur la Place Victoire. Serge a passé un sacré mauvais quart d’heure avec cet agent de l’ordre. Le policier lui a exigé de payer 5.000 FC d’amende. N’ayant rien sur lui, ce sont des passants de bonne volonté qui ont dû cotiser pour le faire libérer.

« J’ai plusieurs masques à la maison, malheureusement, je suis sorti et j’ai oublié de le prendre sur moi. Je pensais en avoir un dans ma poche. Ce sont les gens de bonne foi qui ont chacun remis 500 et 1000 FC au policier pour qu’il me libère. D’ailleurs, je crois qu’il en a reçu plus, car, on lui a demandé de compter il a refusé, en plus, il ne m’a remis aucun document attestant que j’ai payé une amende », a confié Serge à Congoprofond.net.

Plus loin encore, c’est un major qui contrôlait du côté du marché Gambela. Ici 5 récidivistes ont été attrapés sans masques. Trois autres ont été interpellés pour avoir porté le masque au menton ou sur le cou. Tous ont été conduits au bureau de la Police. On en saura pas plus.

Il y a lieu de signaler que les kinois ont compris et respectent depuis ce mardi à la lettre les gestes barrières, malgré quelques contrevenants. Mais, la Police, de son côté, abuse parfois, dans sa manière de faire respecter la loi. Elle utilise la violence dans la plupart du temps.

Ce soudain changement de comportement est dû au fait que le commissaire provincial de la police à Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, avait informé la population de début de journée de ce mardi 28 juillet du contrôle systématique du port des masques et des dispositifs de lavages des mains devant les bâtiments privés et publics. Il avait promis d’arrêter directement ceux qui n’allaient pas respecter ces mesures.

CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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