Connect with us

À la Une

COVID-19 : la recette de Guy Bukasa, coach adjoint des Léopards, pour garder la forme et le moral (Interview exclusive)

Published

on

Par crainte du coronavirus, les matches de football sont toujours en suspension. Cependant, les athlètes, en confinement partout dans le monde, sont dans l’obligation de se maintenir en forme en vue du sprint final de la saison.

Actuellement à Kigali, le jeune entraîneur congolais de Gasogi United en première division du championnat rwandais, mais aussi entraîneur adjoint des Léopards seniors et les équipes des jeunes de la RDC, Guy Bukasa, s’est ouvert, ce dimanche 19 avril à CONGOPROFOND.NET, dans une interview exclusive. Il dévoile comment il vit cette période; Ce qu’il fait pour garder ses joueurs en forme; Il donne des pistes sur le temps à accorder aux équipes avant la reprise des compétitions, si et seulement si le Covid-19 prenait fin…

Ce natif de Kinshasa, licencié licencié en Économie internationale à l’UPC où il est, par ailleurs professeur assistant, Guy Bukasa est également breveté en Administration et Gestion des Organisations sportives.

Ennemi proclamé et affiché des pratiques fétichistes dans le football, il affirme tout haut que son objectif est de gagner autant de titres, mais aussi d’amener les âmes à Jésus-Christ. Entretien.

CONGOPROFOND.NET : Coach Guy Bukasa Bonjour !

Guy Bukasa : Bonjour, monsieur le journaliste.

CP : le monde entier est frappé par le Covid-19 et nous sommes tous en confinement. Personnellement, comment traversez-vous cette période?

G.B: Après plusieurs années de profession, c’est une première de vivre des moments pareils. Qu’à cela ne tienne, nous sommes obligés de nous occuper. C’est une situation très inhabituel. L’avantage est que ça nous permet de passer le temps en famille, chose que notre métier nous privait autrefois à cause des voyages. Nous passons vraiment le maximum de temps avec nos familles, mais c’est très embêtant d’être loin du terrain. On conçoit des entraînements, mais qu’il faut expérimenter sur terrain. J’essaie de voir les différentes performances et apporter des correctifs surtout que mon équipe découvre la première ligue. C’est aussi le moment de revoir mon cahier d’entraînement. Ça me permet d’ajuster la saison prochaine et la reprise. On essaie de mettre une plate-forme d’échanges avec des collègues et ça nous permet d’apprendre, de partager et d’adapter nos discours aux contenus. Je passe beaucoup de temps dans la lecture et conception des séances qui nous seront utiles dès la reprise.

CONGOPROFOND.NET : Comment, vous faites pour garder vos joueurs en forme ?

G.B : La forme des joueurs, c’est le grand problème. On ne sait pas se voir, on ne sait pas aller sur terrain. Dieu merci, la technologie existe. On essaie de mettre les joueurs en forme pour une probable reprise. On ne veut pas qu’on soit surpris à la reprise des compétitions avec des joueurs en méforme. Voilà pourquoi, on essaie de proposer un contenu qui leur permet de maintenir la forme. J’essaie de réunir mes joueurs par team Link, en créant un lien qui me permet de les tous. Nous faisons des séances maximum d’une heure, trois à quatre fois par semaines. Je donne des exercices et je vois comment tout le monde s’applique, c’est difficile par moment puisque certains ont du mal à se connecter. Mais depuis les deux dernières semaines, on arrive quand même à avoir tout le monde et c’est très intéressant. Ça nous permet surtout de garder le team building (esprit d’équipe) par cette ambiance de groupe qui nous manque beaucoup puisqu’en réalité chacun peut faire son footing et ses exercices seul. Mais si j’insiste sur ça, c’est pour maintenir cette ambiance de groupe qui n’est pas facile à créer. Après ce n’est pas seulement la forme physique, c’est aussi un aspect mental. C’est la première fois que nous connaîtrons une trêve pareille. Mentalement, c’est un coup d’arrêt pour les joueurs et nous managers. Nous sommes obligés de trouver les mots pour ne pas les perdre mentalement. Le fait de rester sans jouer peut affecter certains. Ils revoient des anciens matchs et tout le monde parle.

CP : êtes-vous convaincu que grâce à vos séances vidéos, l’équipe va garder ce team building et que vos joueurs vont rester physiquement au point bien qu’ils ne jouent pas ?

G.B : Je ne sais pas le dire, mais c’est vraiment un souhait qui va produire des effets positifs. Parfois ça ne peut pas aussi marcher. Le grand problème est que nous faisons seulement un entretien de forme. Par contre, les analyses vidéo tactiques que nous faisons sont très importantes. Les joueurs aiment bien se voir et se découvrir leurs erreurs. On a vraiment besoin du terrain pour aiguiser nos séances tactiques.

CONGOPROFOND.NET : Selon vous, si la pandémie prenait fin, combien des tempd les fédérations devraient laisser aux équipes avant la reprise des championnats ?

G.B : Tout dépendra de quand on a arrêté. Nous, par exemple, le dernier match c’était le 14 mars. Ça fait déjà plus de 5 semaines qu’on est à l’arrêt et on peut aller jusqu’à 8 semaines. C’est déjà au-delà d’une trêve normale. Donc allez-y comprendre qu’il nous faudra un minimum de 15 jours incluant le test qu’on pourra faire passer à nos joueurs pour cerner le niveau de forme de chacun d’entr’eux et ainsi adapter notre contenu pour poursuivre le championnat. Un minimum de 10 et 15 jours, ça peut passer pour s’adapter et remettre l’équipe en marche. Sinon, si on se presse à reprogrammer les matches sans permettre à des équipes de remettre le moteur en marche, on sera buté à des problèmes des blessures et d’autres difficultés.

Guy Bukasa, coach adjoint des Léopards

C. P : Qu’est-ce qui vous poussé à signé Gasogi United ? Quel objectif de votre club cette saison ? Quelle place occupiez-vous au classement avant l’arrêt du championnat ?

G.B : En réalité, j’ai accepté cet offre puisqu’il était important de rester sur un défi qui nous permet de grandir. Il fallait que je signe avec un club qui accepterait que je puisse garder mes fonctions en équipe nationale avec les jeunes et en A. Voilà ce qui m’a motivé. C’était un bon challenge avec une équipe qui venait de la deuxième division. Généralement ici quand les équipes montent, elles redescendent directement. Mais les dirigeants, avec le sponsor de l’équipe, nous ont demandé d’apporter notre contribution à la pâte pour que l’équipe puisse se maintenir. Dieu merci nous étions sur une bonne lancée avant l’arrêt du championnat. Nous étions sur une bonne dynamique avec une série de 5 matchs sans défaite. Ce qui nous a placé à la 8ème position bien que c’est trop serré. Du faite que c’est quand même une jeune équipe, ce sont des résultats acceptables, au regard des moyens du club. Je pense que si vous essayez de vous renseigner, on vous dira que l’équipe fait de belles prestations et révèle beaucoup de jeunes. »

C.P : Quel est votre objectif, étant qu’entraîneur?

GB : « Mon objectif en tant qu’entraîneur c’est de gagner des titres et amener des âmes en Christ. C’est peut être surprenant, mais je suis un témoignage vivant de la main puissante de notre Seigneur Jésus-Christ et je suis convaincu que celui qui a voulu que je puisse œuvrer dans ce domaine. Pour moi, par sa grâce, je gagnerai le maximum des trophées possibles qui vont se présenter sur le chemin et aider aussi des jeunes à réussir leurs carrières et surtout amener des âmes à Jésus-Christ… C’est grâce à la prière que j’ai compris que ma voix était de devenir entraîneur. L’essentiel pour moi, c’est Dieu. Je parle avec mes joueurs en leur montrant qu’on peut réussir avec Dieu. Muleka, Mpoku et d’autres, nous partageons beaucoup de temps sur comment réussir avec Dieu. Quand nous amenons des âmes à Christ, il est satisfait et c’est là qu’il nous bénit.

CONGOPROFOND.NET : Merci coach de votre disponibilité

Guy Bukasa : je vous en prie.

Propos recueillis par Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

À la Une

395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

Published

on

La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading