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Covid-19 au Kongo central : 1er cas positif à Boma, la mairie prépare des mesures « sévères et impopulaires »
La maire de Boma a réuni, ce lundi 18 mai 2020, les membres du comité de riposte covid-19 et la presse locale. Il était question pour Marie-Josée Niongo Nsuami, en sa qualité de présidente dudit comité, de faire une communication sur la situation de la pandémie covid-19 dans sa juridiction.
Il ressort de cette annonce officielle que la ville portuaire de Boma compte à ces jours 1 cas de coronavirus. Ceci à la suite de 3 derniers échantillons prélevés la semaine passée par l’équipe d’intervention mobile de la task force de riposte et expédiés à l’INRB.
» La guerre a commencé… », a déclaré madame le Maire dans son discours tout en invitant la population à un devoir collectif de bouter hors de la ville cet ennemi commun, redoutable et invisible. « A une situation particulière, il faut opposer une réponse particulière par un comportement, une attitude et des actions particulières. Nous allons passer à l’étape de la riposte où des mesures sévères et impopulaires vont être appliquées en toute rigueur possible pour freiner la propagation de cette pandémie meurtrière dans notre milieu de vie, en sanctionnant tout récalcitrant aux consignes imposées à ce sujet », a-t-elle averti.

Concernant l’élan de solidarité lancé par le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi et relayé par le gouverneur du Kongo Central, Atou Matubuana, le Maire de Boma dit ne ménager aucun effort pour appeller les personnes physiques et morales éprises d’altruisme pour venir en appui au comité de crise afin d’aider les personnes vulnérables.
Pour conclure Marie-Josée Niongo Nsuami a rappellé les mesures d’hygiène à sa population.
Sandrine Lisingi/CONGOPROFOND.NET(Boma)
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Assemblée nationale/Commission « Droits de l’homme »: Les députés galvanisent Guillaume Ngefa pour accélérer les réformes judiciaires
Dans une atmosphère empreinte de respect et de coopération institutionnelle, les députés nationaux, membres de la Commission « Droits de l’homme » de l’Assemblée nationale de la RDC, ont salué le parcours et l’engagement du Ministre d’État en charge de la Justice, mettant en avant son rôle clé dans la promotion des droits humains et la réforme du système judiciaire en République démocratique du Congo.

Un hommage solennel au cœur de l’Assemblée nationale
Réunis en séance officielle de la commission des droits de l’homme de l’Assemblée nationale, les élus ont tenu à honorer le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Prenant la parole, le rapporteur de l’Assemblée nationale a dressé un portrait élogieux de cette figure institutionnelle, le qualifiant de « militant des droits de l’homme au sens primaire du terme ».
Au-delà de ses compétences juridiques reconnues, c’est surtout son engagement constant en faveur de la dignité humaine qui a été mis en lumière. Une carrière marquée par la rigueur, mais aussi par une sensibilité humaniste forgée sur le terrain.
Un diplomate aguerri au service des droits humains
Les intervenants ont souligné le parcours international du Ministre, le décrivant comme « un diplomate des droits de l’homme présent sur tous les fronts ». De la Côte d’Ivoire au Mali, en passant par le Sénégal, son implication dans des contextes de crise a contribué à renforcer son expertise en matière de justice et de stabilisation institutionnelle.
Pour les parlementaires, cette expérience constitue un atout majeur dans la conduite des réformes judiciaires en RDC, dans un contexte où l’État de droit demeure une priorité nationale.
Le député national Boris Mbuku, président de cette commission, a également salué le travail du patron de la justice congolaise.
Une nomination stratégique saluée par les élus
Les députés ont également salué la clairvoyance du Chef de l’État dans le choix de cette personnalité pour diriger le ministère de la Justice. Ils estiment que cette nomination s’inscrit dans une dynamique stratégique visant à renforcer la crédibilité et l’efficacité de l’appareil judiciaire congolais.
Cette reconnaissance s’accompagne d’un appel à une collaboration accrue entre les pouvoirs législatif et exécutif, condition essentielle pour accélérer les réformes attendues par la population.
Vers une coopération renforcée pour des réformes concrètes
La rencontre a permis de consolider les relations entre l’Assemblée nationale et le ministère de la Justice. « L’Assemblée nationale est derrière lui pour l’encourager », a affirmé Jacque Ndjoli, mettant en avant la disponibilité du Ministre à répondre aux préoccupations des élus.
Cette synergie institutionnelle laisse entrevoir une accélération des réformes législatives, avec pour objectif une justice plus équitable, transparente et accessible à tous les citoyens congolais.
Un symbole fort pour l’État de droit
La séance s’est clôturée sur un geste symbolique de salutation, illustrant la volonté commune de renforcer l’État de droit en République démocratique du Congo. Un signal fort envoyé tant aux institutions qu’à la population, dans un contexte où la justice demeure un pilier essentiel de la démocratie.
Tchèques Bukasa & Winnie Dina Muanvuwa (Stagiaire UCC)
