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Covid-19 : des Congolais de Paris, Abidjan, Addis-Abeba, etc. rapatriés, Marie Tumba Nzeza met le cap sur Turquie et Afrique du Sud
» Nous continuons. nous avons commencé une action que nous n’imaginions pas être si grande mais au fur et à mesure que le temps passe, nous trouvons que nous avons quand même entamé une chose qui aurait dû nous faire peur au départ par rapport aux moyens que nous avions ou que nous n’avions pas. C’est une bonne leçon pour nous et pour tout le monde : quand on a envie de faire quelque chose, il faut commencer et quand la chose est dans le droit chemin, elle finit elle-même par nous aider à trouver les moyens de faire ce que nous voulons faire ». C’est en ces termes que la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, a commenté, ce lundi 18 mai, les opérations de rapatriement des Congolais bloqués à l’etranger à cause de la pandémie du coronavirus.

Se refusant de faire, pour le moment, le bilan, la cheffe de la diplomatie congolaise a expliqué que » nous sommes encore en pleine action et loin d’avoir terminé ». « Je crois que nous allons nous exprimer quand nous allons satisfaire nos compatriotes qui sont en Turquie et ceux qui sont en Afrique du Sud. Pour l’Afrique du Sud, c’est quasiment réglé et ce sera vraisemblablement pour cette semaine. Pour la Turquie c’est ça le vrai casse-tête. Je le dis parce que je crois que nos compatriotes qui sont en Turquie m’ont plusieurs fois appelée. Jusqu’à présent nous sommes encore entrain de chercher des voies et moyens pour voir comment les aider à revenir au pays comme tous les autres compatriotes », a-t-elle rassuré.

Satisfaite des actions réalisées jusqu’ici, la ministre a avoué avoir été marquée par l’image des compatriotes revenant de Dubaï et qui chantaient et exprimaient leur joie de rentrer chez eux, alors que beaucoup d’autres nationalités africaines n’ont pas pu être évacuées. » Nous, les Congolais, croyions que nous sommes toujours les derniers, mais nous les avons laissés à Dubaï… Ça m’a quand même fait chaud au coeur parce que j’étais contente de voir que nous avons pu donner un coup de pouce et que nos compatriotes sont rentrés avant les autres ».
Un autre fait touchant, témoigne-t-elle, c’est cette jeune femme qui est revenue avec Air France vendredi passé. » Elle nous a contactée pour pouvoir être listée pour le vol de France qui allait atterrir à Kinshasa. Elle était toute malheureuse parce qu’elle avait laissé ici au Congo ses deux petits enfants qui pleuraient tous les jours à cause de son absence. Elle était partie pour retourner mais ça commençait à durer. Nous avons aidé cette femme pour quelle puisse revenir et quand elle est revenue, elle nous a envoyé sa photo avec ses deux enfants qui étaient en plein bonheur parce qu’ils avaient récupéré leur maman », a rapporté la ministre des Affaires étrangères.

Somme toute, la ministre remercie le chef du gouvernement, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, pour ses encouragements dans cette action et aussi le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, qui quasiment dans tous ses discours dit et redit » qu’il n’est plus question de laisser un seul de nos compatriotes en détresse quelque part sans le secourir ». » Nous avions commencé cette activité ne sachant pas que nous allons aboutir.
Je remercie également nos partenaires avec qui nous avons travaillé notamment la RVA qui nous donnait l’autorisation de survol et que nous avons beaucoup embêté. Celui que nous avons beaucoup plus embêté, c’est la DGM qui devait donner l’autorisation d’embarquement et de débarquement. Ils nous ont autorisés, ils nous ont donné chaque fois satisfaction », a-t-elle conclu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
