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Covid-19 : Angel Cosmetic et Palmeco offrent 72 tonnes de vivres et kits de protection à 6 églises de Kinshasa
Les sociétés « Angel Cosmetic » et « Palmeco » ont offert, ce mardi 27 octobre, des kits de protection contre le corronavirus et fait des dons en vivres à 6 églises de la ville province de Kinshasa.

Tour àtour, elles ont été à l’ECC, à l’église Kimbanguiste, à Logos Rhema, à l’église Amen, à l’ECC 3ème communauté de Bandal et, enfin, l’église du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, le pasteur Godé Mpoy à Bandalungwa.

La révérende pasteur Nzinga Marie-Jeanne de l’ECC recevant les dons
À l’église du Christ au Congo (ECC), c’est la révérende pasteur Nzinga Marie-Jeanne qui a réceptionné ces dons. Elle a, à cette occasion, remercié les deux entreprises pour ce geste. « Nous sommes contents de recevoir ces cadeaux dans la maison du Seigneur ayant des personnes les plus vulnérables physiquement et financièrement.

Angel comestique est venue à la rescousse de toutes ces personnes qui auront de quoi mettre sous la dent. Nous disons un grand Merci car ces produits vont nous servir à désinfecter nos micros, nos mains, etc. », s’est-elle exprimé, avant de laisser les deux compagnies entre les mains de Dieu.

Le diacre Luntadila Mangovo de l’église Kibamgwiste
Le Diacre Luntadila Mangovo a, quant à lui, reçu les dons pour le compte de la grande église Kimbanguiste dans la commune de Kasa-Vubu. Au nom du chef spirituel, représentant légal de l’église kimbaguiste, il a remercié Palmco et Angel Cosmetic. « Nous avons été et nous sommes toujours à côté des pauvres. Par ces gestes, ils auront de quoi se subvenir et de se prévenir contre la covid-19 », s’est-il confié à l’équipe.

Le pasteur Abraham Djamba remerciant les deux entreprises
À Logos Rhema et d’autres églises visitées par ces entreprises, la surprise, l’émotion, la joie et la gratitude étaient au rendez-vous.

Le pasteur Godet Mpoy émotionnellement surpris
Le chargé du département de communication de ces deux entreprises et directeur général de l’agence Galaxy Médias qui a conduit la délégation dans ces différentes églises, Jerôme Sekana, a pour sa part expliqué que le souci est d’aider les hommes de Dieu et chrétiens à se protéger contre cette pandémie mortelle.

« Ces produits sont fabriqués par nos entreprises ici sur place à Kinshasa. Et on ne peut comprendre les fabriquer et refuser de les apporter aux hommes qui intercèdent pour nous auprès de Dieu ! »

Il est à noter que ces dons étaient composés des haricots, semoules, huiles végétales, cartons des sardines Pilchards, riz, gel hydroalcoolique, savon liquide et détergents.
Petit Ben Bukasa et Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
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UDPS 2028 : Avant même le crash, ils répètent déjà la scène du pillage de l’épave
Il fallait avoir le cœur bien accroché et le sens de l’absurde chevillé au cervelet pour suivre les derniers épisodes de la sitcom UDPS. On a d’abord vu Peter Kazadi, honorable cadre du parti présidentiel, adresser une lettre incendiaire au Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée, André Mbata, oubliant au passage que l’un comme l’autre portent le même maillot.

Puis, summum du vaudeville institutionnel, ce même André Mbata s’est fendu d’un ricanement sardonique après la victoire de son poulain au Sankuru face au candidat du Secrétaire Général Augustin Kabuya, proclamant urbi et orbi que “l’Union Sacrée a gagné contre l’UDPS”. Voilà le décor planté : un parti où la victoire de ses propres structures satellites est célébrée comme une défaite de sa direction. C’est moins une scène de ménage qu’une répétition générale pour un chaos bien plus grand.
La médiocrité de ces querelles byzantines n’est pas un simple défaut de cuirasse ; elle est l’aveu public d’une impréparation stratégique qui donne le tournis. Ce théâtre d’ombres a révélé au monde entier ( et surtout aux Congolais qui attendent encore un projet structurant ) que les cadres au pouvoir ne pensent pas en termes de Nation, mais en termes de casting. Ils ne plancheront jamais sur une vision à 50 ans parce qu’ils sont incapables d’avoir une vision à 50 jours qui ne concerne pas leur propre nomination.

Leur horizon temporel s’arrête au prochain remaniement ministériel ou à la prochaine rotation des mandats provinciaux. Pas un seul d’entre eux n’a porté un débat de fond sur l’industrialisation, la démographie galopante ou la souveraineté énergétique. Non. Leur seul projet structurant, c’est de s’assurer que le voisin de bureau ne récupère pas leur fauteuil. Ce sont des court-termistes purs jus, des opportunistes pour qui le pouvoir est une fin en soi, et non le levier pour transformer un pays.
Ce qui les maintient encore dans une forme de cohésion tectonique, c’est uniquement l’aimant surpuissant de la figure tutélaire de Félix Tshisekedi. Mais 2028 n’est pas une hypothèse d’école lointaine, c’est un mur qui se rapproche à grande vitesse. Le jour où ce point de gravité viendra à disparaître du bulletin de vote, la force centrifuge actuelle n’aura plus aucun frein. Entre Peter Kazadi, André Mbata, Augustin Kabuya, Gecoco Mulumba, Nicolas Kazadi, André Wameso, Judith Suminwa et la longue cohorte des frustrés en réserve, ce ne sera pas une primaire.

Ce sera une curée. Une guerre de tranchées où chacun voudra la peau de l’autre pour hériter des ruines. Ils ont passé huit ans à ne rien bâtir ensemble, et à peine quelques heures à se déchirer pour une élection provinciale. Imaginez ce que donnera la bataille pour le royaume tout entier quand le roi ne sera plus candidat. Ce sera sanglant, et surtout, terriblement inutile pour le Congo.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
