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Cour constitutionnelle : Les nouveaux juges, Marthe Odio Nonde et Aristide Kahindo Nguru, ont prêté serment, ce mardi devant F. Tshisekedi 

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Sous la présidence de Félix Tshisekedi, une cérémonie de prestation de serment de deux nouveaux juges de la Cour constitutionnelle, a eu lieu ce mardi 11 février 2025 au Palais du peuple. Les heureux promus sont : Marthe Odio Nonde (Ancienne première présidente du Conseil d’État), le professeur Aristide Kahindo Nguru,  tous nommés le 15 janvier dernier.

Plusieurs personnalités du pays ont pris part à  cet événement. Il s’agit notamment des membres du gouvernement, des parlementaires ainsi que des représentants du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM).

Face à l’auditoire, Marthe Odio Nonde et Aristide Kahindo Nguru ont solennellement juré de remplir leurs fonctions avec loyauté et impartialité, dans le strict respect de la Constitution. Ils se sont également engagés à préserver le secret des délibérations et à ne pas compromettre l’indépendance et la dignité de la Cour constitutionnelle.

Marthe Odio Nonde rejoint la Cour constitutionnelle au titre du quota présidentiel, tandis qu’Aristide Kahindo Nguru y accède au titre du quota du Parlement. Ils remplacent respectivement Jean-Pierre Mavungu Mvumbi-di-Ngoma et Corneille Wasenda N’songo, qui ont achevé leur mandat de neuf ans, conformément aux dispositions de l’article 6, alinéa 1, de la Loi organique n° 13/026 du 15 octobre 2013.

Par ailleurs, Félix Tshisekedi a également pris acte du serment de John-Prospère Moke Mayele en tant que procureur général près la Cour constitutionnelle. Il succède à Jean-Paul Mukolo Nkokesha, désormais procureur général près le Conseil d’État.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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