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Coup dur pour Gueda Yav : La Cour d’Appel réhabilite Michael Yav comme actionnaire, un administrateur provisoire installé pour un audit !

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Dans son arrêt rendu en date du 4 mai 2022 sous RCEA 158 la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete a annulé, en toutes ses dispositions, le jugement RCE 1954 par lequel le Tribunal de Commerce de Kinshasa/Matete avait ordonné l’éviction de Mr Michael Yav de l’actionnariat de la Société Mwant Jet SARL.

La Cour a estimé que la demande d’éviction de Michael Yav de l’actionnariat de la Société Mwant Jet SARL n’était pas fondée et ne l’est pas. Dans son arrêt rendu en date du 4 mai 2022 sous RCEA 158 la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete a annulé en toutes ses dispositions le jugement RCE 1954 par lequel le Tribunal de Commerce de Kinshasa/Matete avait ordonné l’éviction de Mr Michael Yav”, indique Maître Jean Serge Jabur Makierba, l’un des avocats qui défend Michael Yav.

Il y a quelques semaines de cela, Gueda Yav Amani, opposé à Michael Yav, indiquait faire confiance en la justice dans l’affaire qui les oppose dans la compagnie d’aviation Mwant Jet.
C’est aussi dans ce sens que Michael Yav est allé en appel pour contester la décision de son éviction. “La Cour a fait ce qu’aurait dû faire le premier Juge. La Cour a réalisé une œuvre suffisamment motivée. Je reçois personnellement cet arrêt avec beaucoup de fierté. Beaucoup de fierté pas seulement comme avocat ayant défendu les intérêts de son client, mais je réalise qu’il existe encore dans ce pays des juges qui n’obéissent qu’à la seule autorité de la loi”, se félicite Maître Jabur, avocat au Barreau de Kinshasa/Matete.

En fait, cet arrêt est le deuxième que la Cour d’appel prononce. Le premier arrêt de la Cour d’appel RCEA 155 rendu le 23 mars 2022 confirmait le jugement RCE 1947 en première instance rendu le 28 février dernier. Ce jugement confirmait notamment l’installation de Benjamin Nzailu Basinsa comme administrateur provisoire à la tête de la compagnie Mwant Jet pour auditer les comptes de cette entreprise. L’audit est en fait l’une des demandes de Michael Yav afin de s’assurer de la bonne marche de l’entreprise. Contre cette première procédure qui était bouclée, Gueda Yav a pu obtenir un autre jugement en première instance le 30 mars qui annonçait l’éviction de Michael, tout simplement. Plus question d’audit des comptes, visiblement.

L’actionnaire Michael Yav attaque cette décision en appel notamment pour “mal jugé”. Et la Cour d’appel lui donne raison dans son arrêt notifié aux différentes parties ce lundi 9 mai.
C’est en fait la deuxième procédure qui est clause dans l’affaire Mwant Jet.

Place à présent au travail qui attend l’administrateur provisoire Benjamin Nzailu. Il devra, entre autres, convoquer l’assemblée générale mixte (ordinaire comme extraordinaire le cas échéant), assurer l’administration courante de la société faisant recours toutefois à certains organes pour des raisons liées à la technicité et à la particularité de l’objet social de la société, régler les mésententes et dissensions existants entre les associés, auditer les comptes de la société et y faire part aux associés, etc.

Pourtant, sur les réseaux sociaux, l’éviction de l’actionnaire Michael Yav était déjà actée. “Avec les réseaux sociaux aujourd’hui tout le monde peut raconter ce qu’il veut. Cependant, la justice n’est pas rendue sur les réseaux sociaux mais au palais de Justice. Ces médias à mon avis ont tout simplement été utilisés pour organiser une campagne de désinformation. Aujourd’hui la vérité, bien qu’ayant pris des escaliers à la différence du mensonge qui lui avait pris l’ascenseur, est finalement arrivée”, explicite l’avocat.

Michael Yav gagne encore une fois dans ces procédures en justice contre Gueda Yav. La justice en laquelle Gueda Yav croit et l’état des droits ont tranché. Il est temps de laisser les décisions de justice s’appliquer sans interférences pour le bien-être et l’épanouissement de la compagnie d’aviation Mwant Jet.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

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UDPS 2028 : Avant même le crash, ils répètent déjà la scène du pillage de l’épave

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Il fallait avoir le cœur bien accroché et le sens de l’absurde chevillé au cervelet pour suivre les derniers épisodes de la sitcom UDPS. On a d’abord vu Peter Kazadi, honorable cadre du parti présidentiel, adresser une lettre incendiaire au Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée, André Mbata, oubliant au passage que l’un comme l’autre portent le même maillot.

Puis, summum du vaudeville institutionnel, ce même André Mbata s’est fendu d’un ricanement sardonique après la victoire de son poulain au Sankuru face au candidat du Secrétaire Général Augustin Kabuya, proclamant urbi et orbi que “l’Union Sacrée a gagné contre l’UDPS”. Voilà le décor planté : un parti où la victoire de ses propres structures satellites est célébrée comme une défaite de sa direction. C’est moins une scène de ménage qu’une répétition générale pour un chaos bien plus grand.

La médiocrité de ces querelles byzantines n’est pas un simple défaut de cuirasse ; elle est l’aveu public d’une impréparation stratégique qui donne le tournis. Ce théâtre d’ombres a révélé au monde entier ( et surtout aux Congolais qui attendent encore un projet structurant ) que les cadres au pouvoir ne pensent pas en termes de Nation, mais en termes de casting. Ils ne plancheront jamais sur une vision à 50 ans parce qu’ils sont incapables d’avoir une vision à 50 jours qui ne concerne pas leur propre nomination.

Leur horizon temporel s’arrête au prochain remaniement ministériel ou à la prochaine rotation des mandats provinciaux. Pas un seul d’entre eux n’a porté un débat de fond sur l’industrialisation, la démographie galopante ou la souveraineté énergétique. Non. Leur seul projet structurant, c’est de s’assurer que le voisin de bureau ne récupère pas leur fauteuil. Ce sont des court-termistes purs jus, des opportunistes pour qui le pouvoir est une fin en soi, et non le levier pour transformer un pays.

Ce qui les maintient encore dans une forme de cohésion tectonique, c’est uniquement l’aimant surpuissant de la figure tutélaire de Félix Tshisekedi. Mais 2028 n’est pas une hypothèse d’école lointaine, c’est un mur qui se rapproche à grande vitesse. Le jour où ce point de gravité viendra à disparaître du bulletin de vote, la force centrifuge actuelle n’aura plus aucun frein. Entre Peter Kazadi, André Mbata, Augustin Kabuya, Gecoco Mulumba, Nicolas Kazadi, André Wameso, Judith Suminwa et la longue cohorte des frustrés en réserve, ce ne sera pas une primaire.

Ce sera une curée. Une guerre de tranchées où chacun voudra la peau de l’autre pour hériter des ruines. Ils ont passé huit ans à ne rien bâtir ensemble, et à peine quelques heures à se déchirer pour une élection provinciale. Imaginez ce que donnera la bataille pour le royaume tout entier quand le roi ne sera plus candidat. Ce sera sanglant, et surtout, terriblement inutile pour le Congo.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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