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Coronavirus : le taux de mortalité pourrait atteindre 10 % si la maladie se propageait (Dr Muyembe Tamfum)
Le docteur Jean-Jacques Muyembe s’inquiète de l’inefficacité du système sanitaire en RDC qui ne pourrait pas réussir à contenir l’épidémie de la maladie à Coronavirus. Le médecin virologique et épistémologiste congolais, qui a chapeauté la riposte contre Ebola, a affirmé au cours d’une conférence de presse animée à Goma au Nord-Kivu, que le taux de mortalité pourrait atteindre 10 % si l’épidémie du Coronavirus se propageait en RDC.
Il prends pour cause, les hôpitaux non équipés, les personnels soignants non formés…
« Si ce virus vient chez nous en RDC où le système de santé est très faible, les hôpitaux sont mal équipés notamment pour réanimer les malades face aux problèmes respiratoires. Il faut réanimer et ça la plupart de nos hôpitaux n’ont pas cette capacité. Ils n’ont pas des désinfectants nécessaires pour protéger le personnel soignant. Une fois que le personnel soignant commence à tomber malade, ça sera la panique. Or, en ce moment, il faudra réquisitionner tous les infirmiers et médecins parce qu’il y aura un afflux de malades très important. Avec le Coronavirus nous aurons le risque d’atteindre un taux de mortalité qui pourra avoisiner le 10% et il y aura un taux d’infection du personnel médical assez effrayant qui pourrait provoquer la fuite du personnel médical dans des hôpitaux…», a fait constater Dr Muyembe.
C’est depuis lundi qu’un cas suspect du Coronavirus a été constaté en ville province de Kinshasa, capital de la RDC et un autre ce mercredi 11 mars en ville de Beni. Pour le cas de Beni, le résultat issu du laboratoire n’est pas encore connu mais en attendant, les autorités médicales appellent la population au calme.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
