Connect with us

À la Une

Coronavirus :  » Il faut que les points chauds de la route Masisi-Goma soient renforcés  », (Bertin Lukonge, administrateur du territoire)

Published

on

Au lendemain de la confirmation du premier cas de la pandémie du Coronavirus à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, des voix se lèvent et la panique prend sa place.

Côte-à-côte avec Goma, le territoire de Masisi serait la contrée la plus exposée à la propagation de cette maladie. Et pour cause ! Le trafic Goma-Masisi est intense.

 

CONGOPROFOND.NET est allé interroger l’administrateur du territoire, Bertin Lukonge, ce mardi 31 mars 2020, pour s’enquérir du comportement de la population de cette partie de la province face au coronavirus.

Selon le premier citoyen du territoire, des actions de sensibilisations évoluent normalement dans les coins et recoins du territoire.

 » Après l’instruction du chef de l’État, nous nous sommes mis à l’œuvre avec toutes les parties prenantes, comme le comité territorial de sécurité, le comité de gestion de la zone de santé. Au-delà de ça, nous utilisons les radios locales, et les relais communautaires pour la sensibilisation », a-t-il fait savoir.

La ville de Goma touchée, est-ce que le trafic Masisi-Goma sera momentanément fermé ?

 » L’essentiel est que toute la population soit informée sur les mesures de prévention, se laver régulièrement les mains, éviter de se rapprocher, se serrer les mains etc…et selon les instructions de l’hiérarchie, la population ne doit pas se déplacer parce qu’il faut seulement se déplacer. On ne doit se déplacer que lorsqu’il y a un besoin très urgent. Entre-temps, nous poursuivons avec les plaidoyers pour que les points chauds soient renforcés  », a confié Bertin Lukonge.

Rappelons-le, le premier cas de Coronavirus notifié à Goma est un sujet Nigérian. Et dorénavant le pays est passé de 98 à 109 cas confirmés sur toute l’étendue du territoire national.

 

CEDRICK SADIKI MBALA/CONGOPROFOND.NET

À la Une

HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

Published

on

L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading