À la Une
Coronavirus : Dr Muyembe redoute une hécatombe si les Congolais continuent de croire que c’est un mensonge
Le virus est déjà là. Il circule de façon intense à Kinshasa. Le nombre de cas va augmenter même de façon exponentielle, peut être pour atteindre le pic au mois de mai », prévient le coordonnateur du secrétariat technique à la riposte contre le Coronavirus.
Invité de la rédaction sur TOP CONGO FM, le Docteur Jean-Jacques Muyembe nuance tout de même que le chiffre que la RDC va atteindre « sera à peu près égal à ce que nous avons connu avec Ebola », cette fièvre hémorragique qui a tué plus de 2200 personnes en RDC.
Appel à la conscience collective
« Tout dépend de la façon dont les Congolais considèrent cette maladie. S’ils continuent toujours à considérer que c’est du mensonge, peut être ça sera l’hécatombe ».
Il reste convaincu que « si on prend vite conscience et on respecte les recommandations du président de la République et d’autres experts de la Santé, je pense que nous pouvons avoir quelque dizaines, centaines ou quelque milliers de morts. Mais on dépassera pas les chiffres qu’on voit aux États-Unis ou en France » où l’on déplore des centaines de morts par jour.
Le Docteur Jean-Jacques Muyembe déplore « l’nconscience chez nous. Ceux qui ont été en Europe et qui sont revenus quittent même Kinshasa et vont à l’interieur. Si toutes les provinces sont atteintes, je pense que ça sera le plus grand malheur que le pays aurait connu ».
*Immunité collective*
« La fin (de la pandémie du Coronavirus), c’est pas pour demain. Si on ne fait pas attention, ça peut durer un an ou deux ans », avertit-il.
Pendant ce temps, « un grand nombre de personnes seraient immunisées et on aura une immunité collective. Et la virulence du virus va diminuer. Le nombre de cas va diminuer ».
Barick Buema/Top Congo FM
À la Une
Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
