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Consultations nationales : le prophète Mukungubila dit  » OUI » depuis son exil sud-africain   

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Le prophète Joseph Mukungubila vient de répondre positivement à l’appel de la consultation lancé par Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, depuis le pays de Mandela où il est exilé politique.

 

Selon lui, c’est pour sortir le pays dans cette situation chaotique qu’il traverse.  « Vu la situation chaotique dans laquelle se retrouve mon pays la #RDC; moi Mukungubila, en tant qu’homme politique congolais et chef religieux; je me vois dans l‘obligation de pouvoir assister à cette consultation initiée par le président @fatshi13, » a tweeté le Prophète Mukungubila.

 

Selon Charlie Mingiedi, membre de sa cellule de communication, par son tweet le Prophète Mukungubila a prouvé que le dénominateur commun reste la RDC qui est notre seul et unique patrimoine commun.

 

Et d’ajouter: « Seul le patriotisme peut sortir la RDC du GOUFFRE dans lequel elle se retrouve aujourd’hui. Ce n’est pas une affaire de partage du gâteau mais de sauver la patrie. Comme le disait le prophète dans une de ses interventions télévisées à Kinshasa en 2005: « Et si, on pouvait chercher un traître ce n’est pas Paul Mukungubila, il faut le chercher ailleurs… Le prophète c’est le GRAND NATIONALISTE, le premier, c’est le numéro UN d’abord des nationalistes. »

 

Candidat à l’élection présidentielle de 2006 en République démocratique du Congo, il s’oppose à Joseph Kabila qu’il considère comme étranger, rwandais. Dans ses interventions dans les médias, et par le biais de lettres ouvertes adressées à la communauté internationale, il dénonce régulièrement “l’occupation rwandaise”, les tentatives de balkanisation de la RDC, le massacre des populations civiles ainsi que le bradage et le pillage des ressources naturelles de la RDC par les pays voisins, notamment le Rwanda.

 

La lettre ouverte du 18 avril 2016 est adressée directement au Président français François Hollande. Son engagement en politique lui a valu, ainsi qu’à ses partisans, de connaitre des événements tragiques.

 

Le 30 décembre 2013, des événements sanglants secouent plusieurs villes de la RDC dont la capitale (Kinshasa, Lubumbashi, Kindu et Kisangani).   Plusieurs manifestants se réclamant du prophète Mukungubila investissent plusieurs sites stratégiques dont le siège de la RTNC ( Radio Télévision Nationale Congolaise) pour manifester leur colère en réaction aux attaques menées plus tôt dans la matinée par les forces de l’ordre contre la résidence de Joseph Mukungubila à Lubumbashi où plusieurs adeptes étaient réunis. Cette résidence servant aussi de lieu de culte.

 

Un rapport d’enquête publié en mai 2014 par la ligue des électeurs, une ONG congolaise des droits de l’homme affiliée à la FIDH(Fédération Internationale des Droits de l’Homme), parle de graves violations des droits de l’homme perpétrés par l’armée congolaise à l’égard des « adeptes du Ministère de la restauration à partir de l’Afrique noire » en évoquant notamment des « massacres », des « exécutions sommaires », des « arrestations arbitraires » commises notamment par les éléments de la garde républicaine. Une centaine d’adeptes sont arrêtés et détenus en prison dans la capitale et dans le Katanga. Joseph Mukungubila s’est exilé en Afrique du Sud lorsqu’un mandat d’arrêt international est émis par Interpol sur demande du gouvernement congolais pour son arrestation et son extradition.   Le 15 mai 2014 il est arrêté, déféré devant le tribunal d’instance de Johannesbourg puis remis en liberté sous caution le temps de son procès.

 

Une année après, le 15 mai 2015, le procès prend fin, la justice sud africaine décide d’abandonner les poursuites à son encontre et donc de rejeter la demande d’extradition formulée par le gouvernement congolais pour « insuffisance de preuves ».

 

Lors de son discours du 23 octobre 2020, le président de la République Félix Tshisekedi a annoncé les consultations nationales pour créer une union sacrée de la nation en vue de refondre l’action gouvernementale.

 

Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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