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Connivence FARDC, MONUSCO et ADF : une intox ! ( Général Richard Kasonga)

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Dans un communiqué parvenu ce samedi 4 janvier 2020 à CONGOPROFOND.NET, l’Etat-major général des Forces armées de la RDC (FARDC) dénonce l’intoxication dont sont victimes l’armée et certains de ses officiers.

A en croire, en effet, le porte-parole de l’armée, le général-major Léon Richard Kasonga, l’état-major général des FARDC a rappelé que dans la cadre de la guerre non conventionnelle menée dans le «Grand nord», les FARDC font face à des insurgés dont le but final est la balkanisation de la partie Est du pays.

Pour légitimer leurs activités insurrectionnelles, ces criminels s’appuient sur des causes de mécontentement réelles ou imaginaires diffusées à travers toutes les couches sociales et par divers canaux de communication, poursuit le même communiqué qui ajoute que l’effet recherché est l’effondrement des institutions légales en les discréditant aux yeux de l’opinion dans le but de prendre le contrôle politico-administratif de cet espace et ainsi concrétiser la balkanisation pourtant désavouée par la population du «Grand nord».

En recherchant l’effondrement des institutions légales dont les forces de défense et de sécurité, souligne le communiqué, ces insurgés commettent des massacres de la population, mènent une campagne des discrédits contre les FARDC et ne proposent en échange aucun autre mode de vie si ce n’est l’assujettissement de la population.

A cet effet, ils multiplient des attaques verbales et actions de violence à l’endroit de l’armée et certains de ses cadres. La source cite, à titre d’exemple, des messages d’intoxication diffusés à longueur des journées sur des réseaux sociaux et sur certains médias locaux accusant les FARDC et la MONUSCO d’être de connivence avec les égorgeurs.

Et pourtant, souligne l’Etat-major général des FARDC dans le même communiqué, en l’espace de deux mois, 60 vaillants combattants sont tombés sur le champ d’honneur et 175 autres ont été blessés.

«Nous nous indignons de ces accusations gratuites de nature à démoraliser nos troupes et à remettre à cause le lourd sacrifice consenti pour la protection de la population», déplore l’Etat-major général qui affirme que «les FARDC sont au courant et suffisamment documentées sur la combines montées par les ennemis de la nation visant à les décourager dans la poursuite et l’exécution de leur mission».

Pour l’Etat-major général des FARDC, «ce qui se passe au Grand nord n’est qu’une machination des personnes malveillantes aux ambitions sécessionnistes».

Enfin, tout en réaffirmant son engagement à soutenir la population civile qui a tant souffert des affres de cette barbarie par des actions de reconstruction des infrastructures socio-économiques de base, l’Etat-major général des FARDC invite la même population à plus de vigilance et à se désolidariser de ces insurgés en soutenant totalement son armée.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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