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Actualité

Congo Brazza: Trois présumés trafiquants d’ivoire arrêtés à Ouesso Chef-lieu du département de la Sangha.

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 L’arrestation de ces trois présumés trafiquants d’ivoire, dont un militaire des forces armées congolaise (FAC) a eu lieu ce samedi 12 janvier  2019 à Ouesso dans le Département de la Sangha. De nationalité congolaise ces trois individus ont été interpellés par les agents de la Direction Départementale du ministère de l’économie forestière et des éléments de la Gendarmerie Nationale avec l’appui du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage). Neuf (9) pointes d’ivoire saisies, pesant une dizaine de kg, représentant cinq (5) éléphants tués.
Ces présumés délinquants fauniques  seraient des habitués du commerce illégale des produits de faune dans le Département de la Sangha et dans bien d’autres villes du Congo comme Brazzaville et Pointe Noire. Les ivoires saisis auraient été achetées par  le militaire auprès des  braconniers à Pokola. Ce sous-officier de la 21ème région militaire de Dolisie est non seulement acheteur et revendeur des produits de faune, mais jouerait aussi le rôle de distributeur des minutions et armes de guerre aux autochtones pour abattre les éléphants.  Il serait un acteur principal dans ce réseau.
 Le deux autres seraient des complices et joueraient  le rôle des démarcheurs dans ce trafic. Ils  ont tous  transporté ces ivoires de Pokola à Ouesso  pour la vente. Les investigations se poursuivent afin d’interpeller tous les présumés délinquants fauniques qui opèrent dans ce réseau.
Ils sont tous poursuivis pour complicité d’abattage, détention, circulation illégales et commercialisation des trophées d’espèces animales intégralement protégées (9 pointes d’ivoires). Ces trois prévenus ont tous reconnu les faits qui leur sont reprochés. Ils risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme.
Rappelons que l’éléphant bénéficie d’une protection absolue en République du Congo suivant l’arrêté de 1991 ainsi qu’un acte de la Conférence nationale souveraine. L’espèce est menacée d’extinction dans des nombreux endroits à cause du braconnage pour ses pointes d’ivoire, le cas du département de la Sangha ou plusieurs délinquants de la faune sont régulièrement interpellés, jugés et condamnés.
L’article 27  de la loi Congolaise en matière de protection de ces espèces faunique  stipule :   «  l’importation ; l’exportation ; la détention et le transite sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leur trophées  sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciales de l’administration  des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».
Achilles/ CONGOPROFOND.NET

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Politique

Expédition des affaires courantes par le gouvernement démissionnaire : Maître Nico Meyengele demande la démission de Tshisekedi pour “haute trahison”

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Dans une tribune politico-juridique percutante, Maître Nico Mayengele critique vivement la décision du Président Félix Tshisekedi d’autoriser le Premier Ministre SAMA et les membres de son gouvernement démissionnaire à expédier les affaires courantes en République démocratique du Congo (RDC). Selon lui, cette décision constitue une violation délibérée de la Constitution et une ignorance flagrante de l’histoire politique du pays.

Maître Mayengele met en avant l’arrêt R.Const. 2139 de la Cour constitutionnelle qui traite des incompatibilités entre la fonction exécutive et le mandat électif. Il souligne que cette décision de la Cour constitutionnelle, ainsi que les articles 110 al. 2 et 3, 97 de la Constitution et les articles 77 et 78 de la Loi électorale, interdisent clairement aux membres du gouvernement démissionnaire d’exercer simultanément un mandat électif.

L’avocat rappelle un précédent en 2012 lors de la guerre du M23, où le Premier Ministre démissionnaire Muzito avait été remplacé par Louis-Alphonse KOYAGIALO en tant que 1er Ministre intérimaire pour expédier les affaires courantes. Dans ce cas, les membres du gouvernement démissionnaire avaient renoncé à leur mandat électif. Maître Mayengele souligne que les mêmes causes devraient produire les mêmes effets sous l’administration de Félix Tshisekedi.

En critiquant l’attitude du Président Tshisekedi, Maître Mayengele le compare au Roi Louis XIV qui se déclarait “L’État c’est moi”. Selon l’avocat, en violant délibérément la Constitution, le Président Tshisekedi commet un crime de haute trahison. Il estime que la démission du Président est impérative pour permettre des poursuites pénales conformément à la Constitution.

En conclusion, Maître Nico Mayengele affirme que les ministres cumulards doivent renoncer à leur mandat électif, conformément à la Loi électorale. Sa tribune politico-juridique met en lumière les préoccupations entourant la décision du gouvernement démissionnaire d’expédier les affaires courantes et appelle à des actions pour préserver l’État de droit en République démocratique du Congo.

Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET


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