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Politique

Congo/Brazza: la formation professionnelle et qualifiante, un des leviers importants dans la réalisation du PND

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Brazza

Le Plan national de développement (PND) accorde une place prépondérante à la formation professionnelle et qualifiante. La politique du gouvernement en la matière s’annonce porteuse d’un bon rendement au regard de toutes ces initiatives mises en place pour fournir aux entreprises des cadres qualifiés répondant ainsi aux exigences du marché de l’emploi.

L’émission Grand dossier diffusée le 6 octobre sur la télévision nationale animée par Estelle Bikoumou, Lazarine Missamou journalistes de Télé Congo et Lauriane Massamba de DRTVa eu pour thème  «Formation professionnelle et qualifiante dans le cadre du PND : enjeux et perspectives».

Après avoir dégagé l’intérêt de l’émission, l’animatrice principale, Estelle Bikoumou a, d’entrée de jeu, accordé la parole aux invités à savoir Paul Mboungou, conseiller du premier ministre à l’emploi, formation professionnelle et protection sociale ; Jacques Mabiala, conseiller à la condition enseignante au ministère de l’enseignement technique, professionnel et de la formation qualifiante et Christian Grégoire Epouma, président de l’Association des parents d’élève et étudiants du Congo (APEEC) représentant la société civile.

Prenant la parole à tour de rôle, chacun a commenté les enjeux de cette formation dans le cadre du PND.

Pour le premier «la formation professionnelle et qualifiante vise qu’on change la donne. Parce qu’on a formé des gens qui ne répondent pas aux attentes des entrepreneurs (…) C’est pour cela que le gouvernement pense désormais, depuis quelques années, à la professionnalisation des métiers. Ainsi nous sommes passés de collèges d’enseignement technique hier, aux Centres d’éducation, de formation et d’apprentissage pour améliorer les insuffisances constatées».

«Les attentes des CEFA sont considérables dans le PND dans la mesure où ces centres complètent le dispositif déjà existant. Pour le cas du Congo, ce sont des dispositifs innovants. Ils viennent régler l’inadéquation entre la formation et l’emploi», a expliqué Jacques Mabiala.

Celui-ci a relevé d’autres projets dont le PDCE, qui est un Programme de développement de compétences pour l’employabilité cofinancé par le Congo et la Banque Mondiale. Il est destiné spécifiquement à ceux qui ne remplissent pas les critères d’entrée aux CEFA. Il concerneplutôt les personnes démunies ne pouvant donc pas supporter financièrement une formation.

«Pour la dernière campagne 2018, 21 000 Congolais avaient été enrôlés à Pointe-Noire et à Brazzaville dans le cadre du PDCE», a rappelé J. Mabiala.

Christian G. Epouma, reconnaissant la volonté du gouvernement de vouloir changer le paradigme quant à l’emploi des jeunes, a relevé que «le gouvernement prend ici le contre pied en encourageant la mise en place des CEFA pour les enfants et le Projet PDCE».

Et d’ajouter «Il s’agit de faire que cette volonté ne se limite pas que dans les centres urbains. On parle de l’égalité des chances. Il faudrait donc que ce jeune qui se trouve dans l’extrême nord, dans l’extrême sud du pays puisse avoir les mêmes chances d’être formé convenablement et de devenir un ouvrier qualifié et qui réponde aux attentes des entreprises. Puisqu’il s’agit du PND, nous de la société civile, nous ne voulons pas que cela puisse s’arrêter au niveau expérimentale».

Jacques Mabiala, reprenant la parole a abordé la politique du gouvernement à vouloir associer les partenaires privés. Il a pris le cas de l’établissement de l’enseignement technique Don Bosco de Brazzaville où les activités du CEFA ont lieu. La philosophie de ces centres, selon l’orateur, est de faire qu’au sortir de là, que le candidat soit employable, qu’il soit recruté dans une entreprise ou devienne son propre patron.

Dans les perspectives du ministère de l’enseignement technique et professionnel c’est de ne plus s’arrêter par exemple au niveau BEPC pour entrer à Loukabou afin de devenir sage femme. Désormais c’est le Bac qui est souhaitablepour permettre à ces étudiantes ou étudiants d’être des sages femmes, des infirmiers d’Etat ou des techniciens de laboratoiredétenteurs d’une Licence de la Faculté de la santé selon son profile.

«Nous voulons faire que ceux qui entrent cette année aient des Licences», a indiqué J. Mabiala.

Suite aux difficultés de l’Etat face aux enfants qui sont déjà admis dans les universités du pays ou de l’étranger, le conseiller du ministre Paul Mboungou a reconnu que la situation est grave.

«Les discours ne suffisent pas certes. Mais, nous sommes dans un contexte de crise. Les efforts sont entrain d’être faits pour que toutes les situations liées à la crise s’arrêtent», a-t-il déclaré avant de d’envoyer aux étudiants un message d’optimisme : «il s’agit de croire au gouvernement. Il prendra ses responsabilités devant la souffrance des enfants».

Christian G. Epouma a rappelé à ces représentants du gouvernement que «gérer c’est prévoir ; c’est savoir obtenir des bon résultats par autrui».

Il a saisi cette occasion pour tirer sur la sonnette d’alarme afind’attirer l’attention du gouvernement sur le prochain boom minier qui pointe à l’horizon. Pour lui, l’Etat devra s’entourer de toutes les garanties que les postes qui seront disponibles dans ce secteur économique du Congo ne soient pas occupés par des étrangers. Il a intérêt de s’imposer.

Notons que Grand dossier est une initiative de la Primature autour des axes de communication et de questions importantes qui impactent le quotidien des Congolais. Il est un outil de communication de proximité de la coordination de l’action gouvernementale. Cette émission est axée sur les préoccupations quotidiennes de la population.

Achille Schillains, CONGOPROFOND.NET/ Correspondant à Brazzaville

 

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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