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Congo/Brazza: la fête de la « République » placée sous les valeurs du travail
Les 60 ans de la proclamation de la République du Congo ont été célébrés le 28 novembre à Brazzaville sous le thème «Dans le travail et l’effort soutenu, bâtissons une République forte, unie et prospère». La cérémonie officielle s’est déroulée à la place de la République en présence du chef de l’Etat, Denis Sassou-N’Guesso.
Les festivités ont débuté par la levée du drapeau tricolore vert-jaune-rouge et de l’hymne national pour traduire l’attachement du peuple congolais à l’unité, au travail et au progrès afin d’être conformes à la devise nationale.
Firmin Ayessa, vice-premier ministre, a rappelé que le travail est le socle du vivre ensemble. Aussi, a-t-il souligné que la célébration de cette journée est une initiative du président de la République dans sa volonté de restaurer les grands repères de l’histoire du Congo. Le choix de la République, selon lui, était un acte sublime.
«Ce jour-là, nos anciens au-delà de leur divergences politiques, ont fait fondamental et généreux, choix de raison et de responsabilité, un choix d’avenir devenu depuis lors valeur morale, spirituelle de notre avenir et de notre devenir. Ils ont fait le choix de vivre ensemble», a indiqué Firmin Ayessa qui insistait sur l’importance du travail dans le progrès des nations et le renforcement de la cohésion sociale.
Il a saisi cette occasion pour rendre un hommage mérité à tous les Congolais qui travaillent nuit et jour pour le bien-être de la collectivité.
Car, a-t-il dit, le travail est essentiel, le travail est capital ; il est un dénominateur commun pour les ambitions de tout un chacun, pour le développement de la communauté et demeure le crédo renouvelé de «notre devise commune consignée dans le drapeau national».
Il donne le sens à notre existence, renforce la cohésion sociale et matérialise le vivre ensemble.
Il a reconnu le travail titanesque fait par le président de la République Denis Sassou-N’Guesso qui a vaincu la vasière de la Likouala et les montagnes du Mayombe pour faciliter le transport des personnes et des biens. N’en déplaise aux ennemis de la République.
« Ceux-là même dont le rêve funeste est de voir notre pays divisé, balkanisé au profit de leur seule ambition du pouvoir. Le messianisme, l’intolérance n’auront jamais raison de la République», a indiqué Firmin Ayessa.
A cette cérémonie le président Denis Sassou-N’Guesso a décoré un échantillon de neuf personnes qui se sont distinguées par leur travail dans la société dont entre autres le Pr Théophile Obenga et l’ancien footballeur Mbémba Jonas Tostao qui ont dit leurs impressions de joie immense et de satisfaction.
«Je ne m’y attendais pas du tout. Certainement le président de la république connait mon parcours. C’est donc une joie immense pour moi, ma famille et mes amis tant nationaux qu’étrangers», a confié Théophile Obenga.
«Je suis très content et je demande aussi aux gens de faire autant. C’est très bien car j’ai attendu pendant longtemps. La patience c’est bien. Aujourd’hui j’ai 69 ans, le président me décore. C’est la récompense», a souligné Tostao.
La proclamation de la République du Congo a été une lutte remportée entre autres par Jacques Opangault, Félix Tchicaya et l’abbé Fulbert Youlou. Et cette journée a été célébrée pour la première fois en 2010.
Achille Schillains, CONGOPROFOND.NET/Correspondant à Brazzaville
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« Quand le droit s’accorde à la musique » : Lancement de Lex Musica et d’une campagne inédite de parrainage culturel
Le professeur Aser Nzovu Luvuji, co-auteur avec Jacques Octave Kambemba, a officiellement lancé la campagne de parrainage et de vernissage de l’ouvrage « Quand le droit se meut en musique », couplée à la mise en ligne de la plateforme numérique Lex Musica. L’annonce a été faite lors d’un échange avec la presse culturelle organisé, ce week-end, au Silikin Village.

Une initiative à la croisée du droit et de la musique
Face aux journalistes, le professeur Nzovu Luvuji a présenté Lex Musica, une application conçue pour vulgariser le droit appliqué à la musique. Cette plateforme ambitionne de combler le déficit d’information juridique dans l’industrie musicale congolaise, notamment en matière de droits d’auteur, de production et de consommation des œuvres.
« Nous avons voulu structurer ce secteur en y apportant des outils juridiques accessibles. Le vide est réel, et cet ouvrage vient éclairer les acteurs culturels », a-t-il déclaré en réponse à une question de CONGOPROFOND.NET.
Un ouvrage inclusif et pédagogique
Publié aux Éditions Kage-Ganene et préfacé par le bâtonnier national Manre Shebele Makoba, cet ouvrage de 127 pages se veut accessible au grand public. Rédigé en français, traduit en anglais et enrichi par les quatre langues nationales, il s’adresse particulièrement aux musiciens de toutes catégories, avec une approche didactique et inclusive.
Les co-auteurs y analysent les interactions entre normes juridiques et création musicale, en mettant en lumière les mécanismes de protection et de valorisation des œuvres congolaises.
Une campagne numérique participative

Lancée simultanément, la campagne de parrainage repose sur un système de vote via l’application Lex Musica. Les utilisateurs sont invités à télécharger l’application, créer un compte, puis voter pour un artiste de leur choix selon plusieurs formules (Silver, Diamant, VIP), accessibles via mobile money.
Le processus inclut également le choix de la langue du vernissage, traduisant la volonté d’inclusion linguistique du projet.
Calendrier et enjeux
Les votes sont ouverts dès à présent et se poursuivront jusqu’au 2 août 2026, date de proclamation des résultats. Le parrainage officiel ainsi que le vernissage de l’ouvrage sont prévus pour le 15 août 2026. Selon les organisateurs, l’artiste ayant obtenu le plus grand nombre de voix sera désigné parrain du livre.
Démonstration et engagement du public
Au cours de cette rencontre avec la presse, une démonstration numérique de l’application a été réalisée à l’aide d’un tableau interactif, permettant aux participants de découvrir les différentes fonctionnalités. Invitée d’honneur, Joëlle Bile a symboliquement inauguré la campagne en effectuant le premier vote.
À noter que le co-auteur Jacques Octave Kambemba n’a pas pris part à cette activité.
Par cette double initiative ( éditoriale et numérique ) les initiateurs entendent inscrire durablement la culture juridique au cœur de l’écosystème musical congolais, dans un contexte où la protection des œuvres et la structuration du secteur demeurent des enjeux majeurs.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
