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Conflit autour de la route Kananga-Kalamba Mbuji : un expert en Ponts et Chaussées enfonce davantage CREC7/RDC
Le conflit qui oppose les autorités provinciales du Kasaï Central à China Railway Seventh Group Corporation Limited (CREC7/RDC), une société de droit congolais, fait réagir un expert en Ponts et Chaussées indépendant qui a parcouru cette voie en compagnie d’un reporter de CONGOPROFOND.NET.
Cet expert note une confusion totale de CREC7/RDC qui fait de l’amalgame entre une route et une piste.
« Sur le plan technique, la gestion de la piste routière de Kalamba Mbuji pose problème. On ne peut installer un péage et un investissement du FONER que sur une route qui soit construite ou soit réhabilitée. Ce qui est loin d’être le cas du tronçon routier Kananga – Kalamba Mbuji », précise cet expert qui a requis l’anonymat vu les enjeux autour de cet ouvrage.
« Au niveau de la gestion de l’entretien, CREC-7 RDC a opté pour un mode Genis (gestion par niveau de service) même si ce n’est pas dit clairement. Ce mode doit obligatoirement découler d’une route construite ou réhabilitée, c’est-à-dire remise dans un état répondant aux standards requis d’une nouvelle route reconstruite (chaussée avec couche de roulement, dispositif de drainage ou assainissement, plateforme, assiette, etc.) ce qui n’est pas le cas », ajoute-t-il.
Et de prodiguer des conseils aux autorités provinciales du Kasaï Central:
« Il doit être procédé à un relevé contradictoire de niveau de service à consigner dans le contrat de concession ou de gestion, vitesse de base, points critiques à gérer, obligations environnementales à respecter avec une signalisation étudiée et validée par la commission nationale de prévention routière, CNPR, et le Maître d’ouvrage.
Ce sont ces études qui sont évoquées dans le protocole d’accord, mais rien n’est fait. Les prescriptions techniques sont absentes de tous ces accords ! On doit obligatoirement avoir un schéma d’itinéraire. Kalamba Mbuji c’est la catégorie à des risques environnementaux, on doit avoir un certificat environnemental. Ce qui n’est pas le cas, alors que c’est une obligation légale ». Et de poursuivre:
« On ne peut pas travailler sur une route sans études, sans laboratoire de chantier, c’est criminel ! Que tous ceux qui parlent de cette piste nous disent quels sont les standards : chaussée, accotements, fossés, plateforme, emprise , structure de la chaussée avec différentes couches et matériaux, les essais de laboratoire pour ces matériaux, les carrières exploitées, leur localisation, leur puissance et la nature des matériaux. Jusqu’à présent, j’ai du mal à parler de la route proprement dite de Kalamba Mbuji, c’est une piste saisonnière aménagée et pour ça faut-il appeler une entreprise chinoise? », s’interroge-t-il et en appelle à un sursaut collectif des centre Kasaïens pour empêcher la mise sous tutelle de la province:
« Que la conscience collective des Centre Kasaïens puisse se rappeler que c’est par cette route et/ou par cette direction que l’exploration du Kasaï est passée. C’est notre identité, nous ne devons pas la compromettre. Il faut aujourd’hui nous dire combien cette piste saisonnière a produit par le péage et ce qui a été fait avec cet argent? Où et quel travail suivant les normes, c’est le devoir de la redevabilité par tout celui qui défend ce fameux contrat. Ne pas aussi tomber dans les diversions de ceux qui veulent brouiller la mémoire des partenaires qui veulent investir pour construire cette route et la moderniser pour désenclaver l’Espace Grand Kasaï ».
Avant cet expert indépendant en ponts et chaussées, une ONG a dénoncé la supercherie de CREC7/RDC dans ce projet de construction de la route et a encouragé les autorités à annuler le contrat.
Il faut rappeler qu’un protocole d’accord avait été signé en 2013 entre les autorités de l’ex province du Kasaï Occidental et la société CREC7 qui deviendra au fil de temps CREC7/RDC. Il était convenu la construction d’une route en terres battues de 220 Kms au départ de Kananga jusqu’à la rivière Kasaï qui forme les limites naturelles avec la province angolaise de Lunda Norte, deux ponts devaient être jetés sur les rivières Lueta et Kasaï pour un investissement de 25 millions de dollars. Alors que sur terrain, la route se trouve au niveau de l’ouverture de la piste, CREC7/RDC installe les postes de péage et de pesage et ouvre la piste au trafic. Ce qui l’a totalement rendue délabrée au grand mécontentement des autorités provinciales et des usagers.
MUABILAYI/CONGOPROFOND.NET
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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.
La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.
Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.
Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.
Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.
Mike Tyson Mukendi
