Actualité
Conférence sur le tourisme mémorial en RDC: après Kinshasa, prochain rendez-vous Matadi
La première conférence sur le tourisme mémorial en RDC s’est clôturée, ce samedi 22 mai, après deux jours de réflexion sur un thème pertinent : » Repenser, Reconsidérer le patrimoine historique et mémorial de la traite négrière en Afrique centrale ».
Cette conférence organisée par la fondation Éric Impion, s’est tenue en la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères.
Pour ce deuxième et dernier jour de la conférence, les interventions des professeurs Théodore Ngoyi et Marker sont allées dans le même sens: » Il y a nécessité et urgence de nous réapproprier notre histoire et d’en faire échos partout dans le monde ».
Pour le ministre du Tourisme, Nsimba Matondo Modero, son objectif est de mettre l’homme au centre toutes les actions. » Avant de parler de la faune et de la flore, nous allons d’abord parler de l’humain, en commençant par retracer l’histoire du Congolais et notre histoire est une richesse, le jardin botanique, les grottes, les chutes de Vampa, le port de Matadi, la route des esclaves, le chemin de fer,… » a dit le ministre du Tourisme.
Pour Éric mpion, organisateur de la dite conférence, l’objectif principal de ces deux jours est de faire bouger les choses parce ce que l’histoire de l’humanité dépend du Congo. Mais aujourd’hui lorsqu’on parle de cette histoire, le Congo n’est pas cité. » Ce n’est pas normal et je suis content que plusieurs autorités ont répondu présent et nous annonçons que la deuxième conférence s’est tiendra à Matadi pour faire encore bouger les choses », a-t-il révélé.
Atou Matubwana, gouverneur du Kongo central, pense valoriser les sites d’où nos ancêtres ont été déportés vers l’Amérique. » Le Kongo central étant l’une des portes de la déportation, nous allons travailler en synergie pour valoriser nos sites touristiques », a-t-il promis.
Notons que la deuxième journée de cette session a été caractérisée par la présence d’une pluralité de chefs coutumiers, gardiens des valeurs traditionnelles du pays.
Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
