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Condamné à mort dans le dossier « Christian Malanga », l’expert militaire Jean-Jacques Wondo libéré !
Expert des questions militaires et directeur adjoint à l’Administration générale des maisons de justice, le Belgo-Congolais Jean-Jacques Wondo est libéré de prison depuis ce mardi 4 février 2025. Information confirmée par son avocat, ainsi que par certains membres de sa famille.
Il avait été condamné en septembre 2024 à la peine de mort en République démocratique du Congo (RDC), « pour association de malfaiteurs », car accusé d’avoir été l’un des cerveaux des événements du 19 mai 2024, qualifiés de tentative de coup d’État, et menés par des hommes du « général » Christian Malanga.
Selon un média Belge, son avocat, Me Carlos Ngwapitshi, a déclaré que l’ancien prisonnier a été amené devant une autorité congolaise, avant de rejoindre l’ambassade de Belgique. L’avocat indique toutefois ne pas avoir vu l’acte de libération.
Notons que cet expert des questions militaires a été incarcéré depuis huit mois à Kinshasa. Il a été jugé en appel avec 37 personnes condamnées à mort en première instance pour une tentative de « coup d’État » survenue en mai dans la capitale congolaise. La semaine dernière, la cour d’appel militaire du Congo a confirmé la condamnation à mort en appel.
Pressions diplomatiques ?
Il convient de rappeler qu’après le jugement prononcé par la justice congolaise, la Belgique avait rappelé son ambassadeur en consultation pour protester contre cette condamnation. L’Union européenne s’était aussi prononcée pour une libération immédiate de l’expert en sécurité. La RDC a aussi été appelée à abolir la peine de mort.
Pour l’instant, aucun commentaire officiel de la Belgique n’est enregistré depuis la sortie en prison de l’expert Belge.
Diplômé de l’École Royale Militaire (Belgique), détenteur d’un Master en criminologie de l’Université de Liège et d’un postgraduat en science politique de l’Université libre de Bruxelles, il est auteur de deux ouvrages consacrés à l’armée congolaise : Les Armées au Congo-Kinshasa. Radioscopie de la Force publique aux FARDC (2013) et Les Forces armées de la RD Congo : Une armée irréformable ? (2014). Il est l’auteur de plusieurs articles publiés principalement sur DESC, un site axé principalement sur les problématiques relatives à la défense et à la sécurité du Congo et de sa région. Il intervient également comme expert auprès de la Radio Okapi, partenaire de la MONUSCO (Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC). Il travaille depuis plusieurs années comme criminologue dans le secteur de la justice pénale en Belgique, au sein de l’Administration générale des maisons de justice.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
