À la Une
CHU Renaissance : les médecins exigent le départ du comité de l’ingénieur Al Kitenge pour la gestion chaotique
Coup de tonnerre au Centre Hospitalier Universitaire Renaissance, ex-Maman Yemo, Ce vendredi 11 juillet 2025, l’intersyndicale des médecins réunie en Assemblée générale extraordinaire a décidé de lancer un mot d’ordre d’arrêt immédiat de travail.
Au cœur de cette fronde : la gestion jugée chaotique de l’hôpital par le comité dirigé par l’ingénieur Al Kitenge, pourtant non médecin.
Dans leur communiqué final, les syndicats médicaux (SYNAMED, SYLIMED, SYMICO) dénoncent :
• L’enlèvement de leur confrère, le médecin Big Bwati, délégué du SYLIMED, en possession de preuves accablantes sur la gestion du CHU Renaissance ;
• La spoliation d’un terrain abritant les services de transport et garage de l’hôpital, opérée « au vu et au su de tous » ;
• Une gestion opaque et méprisante, incompatible avec le fonctionnement d’un hôpital public de référence ;
• L’incompétence manifeste du président du comité de gestion actuel, qui n’est pas médecin, une première dans l’histoire de cette structure.

« Après plusieurs mois d’observation, il est clair que ce comité ne répond pas aux exigences du service public hospitalier. Nous demandons le départ immédiat et sans négociation de l’ensemble du comité de gestion ainsi que du conseil d’administration », ont martelé les médecins, très remontés.
Ils ont par ailleurs adressé leurs revendications au Président de la République Félix Antoine Tshisekedi, au Premier ministre, Judith Suminwa et aux autorités sanitaires compétentes.
Les médecins rappellent que l’hôpital Renaissance est une institution publique qui ne peut être gérée comme une entreprise privée sans cœur ni éthique médicale. Ils réclament des réponses rapides et la mise en place d’une équipe compétente, conduite par des professionnels de la santé.
« Comment comprendre qu’un ingénieur soit nommé pour diriger un hôpital ? Depuis sa prise de fonctions, nous assistons à une descente aux enfers de notre établissement », fustige un médecin, membre du SYNAMED.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
À la Une
Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
